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Textura : la seconde main de demain
Dans son numéro 246, L’auditoire vous parlait de Textura, une structure qui collecte des vêtements du canton de Vaud et qui les revend à des prix compétitifs, afin de lutter contre la surconsommation. Voici l’interview complète de Stéphane Manco, directeur de Démarche, dont fait partie Textura.

Quel est le but de Textura ?
Textura est l’une des structures de Démarche, société coopérative à but non lucratif. Sa mission première est la formation et l'insertion professionnelle, ce pourquoi nous avons développé un modèle économique basé sur la collecte, le recyclage et la commercialisation de textiles. Nous utilisons ce support pour proposer des postes de travail en lien avec le projet professionnel de chacun – nous avons des demandeurs d’emploi qui sont au chômage, à l’aide sociale, à l’assurance invalidité, d’autres qui ont le statut de migrant et cherchent une première expérience professionnelle. Tous bénéficient d’un dispositif d’encadrement adapté à leur demande, notamment grâce à des référents professionnels. Nous essayons d’avoir une utilité double dans chacune de nos prestations : ici, c’est bénéfique à la fois pour les demandeurs d’emploi et dans un intérêt public. Le recyclage textile ouvre des emplois dans la logistique, la buanderie, le transport, l’administration, la comptabilité, les ressources humaines et la vente dans nos sept boutiques Ateapic.

Quelles activités Textura met en place pour atteindre cet objectif ?
Textura collecte 1’800 tonnes de textiles par année sur l'ensemble du territoire vaudois, qui compte 215 conteneurs, dont certains doivent être vidés une à deux fois par jour : ils deviennent rapidement pleins. On trie ce qui peut être vendu en boutiques, le reste est soit exporté pour être revendu à l'étranger, principalement en Afrique, soit traité pour être transformé en fil et créer d’autres vêtements. Si des pièces très originales sortent de l’étape du tri, elles peuvent trouver leur place au Musée, spécialisé dans la création et la location de costumes. Nous essayons de respecter les questions de développement durable, c’est-à-dire de trouver un équilibre entre les dimensions économiques, sociales et environnementales dans nos projets.


© Sandra Chevalley

Quel type de vêtements trouvez-vous dans les conteneurs ?
Dans leur esprit, les gens n’ont pas l’impression qu’ils jettent leurs habits ; quand ils les mettent dans le conteneur, ils savent que leurs vêtements seront réutilisés. C’est entre le déchet et le don. D’un côté, certains confondent le conteneur avec la poubelle ; de l’autre, nous recevons également des habits qui ont été repassés et délicatement pliés dans un sac. Néanmoins, il y a encore la croyance selon laquelle chaque pièce que l’on donne sera portée telle quelle par des personnes à l’autre bout de la planète. Comme je l’ai expliqué, ce n’est pas tout à fait ça. Enfin, nous collectons plus d’habits pour les femmes que pour les hommes.

Que fait Textura pour lutter contre le phénomène de la fast fashion ?
Nos boutiques proposent une alternative à la surconsommation en permettant aux gens de de s’habiller avec des articles de seconde main, de remettre en valeur cette richesse qui a été vite consommée. Nous observons deux phénomènes interdépendants : d’une part, le cycle d’utilisation de l’habit est plus court, nous recevons même régulièrement des vêtements jamais portés, avec l’étiquette; d’autre part, le prix et la qualité des habits a énormément baissé. Nous devons donc mieux trier ce que nous collectons, et nos habits se sont retrouvés concurrencés par les prix des grandes surfaces. Nous avons dû nous adapter à ces réalités, mais aujourd’hui la seconde main est moins chère. Elle permet souvent même de trouver des vêtements de meilleure qualité que la mode bon marché. Lorsque vous portez un vêtement collecté, on verra peut-être qu’il n’est pas neuf, mais personne ne saura que vous ne l’avez pas acheté dans une boutique conventionnelle.

Quel type de clientèle s'intéresse aux boutiques Ateapic ?
C’est intentionnellement très démocratisé : vous pouvez avoir le bourgeois bohème comme l'étudiant, celui qui veut se déguiser, celui qui a peu de moyens, celui qui cherche des choses originales et créatives. Tout est possible. On essaie de ne pas se limiter à un type de population afin de rester formateur pour nos employés en termes de relations clientèle. C’est donc aussi notre volonté. L’idée est d'accueillir tout le monde, d’être un vrai magasin populaire. L’esprit de la seconde main, c’est se laisser surprendre par ce qu’on va trouver, sans avoir une idée précise de ce qu’on cherche ; il permet de se démarquer en achetant des habits parfois uniques.

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