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Ma vie de Courgette - Rencontre avec Claude Barras
Dans le dernier numéro, nous revenons sur l’incroyable succès de Ma vie de Courgette. Il y a quelques semaines, nous rencontrions son réalisateur, Claude Barras, pour tenter de décrypter le phénomène. Notre interview, réalisée le 12 novembre dernier.


© David Zehnder
L’auditoire : Pour commencer, pouvez-vous nous faire un petit récapitulatif historique : comment le film s’est-il fait, à quel moment est né le projet et comment s’est-il monté ?


Claude Barras : Tout a commencé il y a dix ans avec ma découverte du livre de Gilles Paris, Autobiographie d’une courgette. La première étape, ç’a été Banquise, un court-métrage co-réalisé avec Cédric Louis (avec qui j’avais déjà fait plusieurs courts-métrages ici à Lausanne), qui a été sélectionné à Cannes. Suite à ça, Cédric m’a fait lire le bouquin de Paris, en me disant que c’était un peu dans le même thème que Banquise, l’enfance difficile et le rapport aux autres. Ça m’a intéressé et j’ai donc réussi à obtenir une option sur trois ans pour les droits du livre chez l’éditeur Plon à Paris. Avec Cédric, on a ensuite travaillé dessus trois ans ensemble, mais on n’a pas trouvé de producteur tout de suite. On a fini par en trouver un en 2008, Robert Boner, qui a obtenu un peu d’argent pour qu’on puisse réaliser le film pilote. Cédric a reçu une proposition pour travailler sur Temps Présent à la RTS, il a donc quitté le projet. De mon côté, j’ai continué à le développer un peu entre deux courts-métrages. C’était un peu un challenge : Robert Boner m’a fait remarquer que le sujet était très dur pour les enfants et que les grosses têtes des marionnettes seraient compliquées à animer en stop-motion. Il attendait donc que je lui prouve le contraire. C’est ce que j’ai essayé de faire avec mon équipe en réalisant le film pilote, qui a bien marché et nous a alors permis d’avancer un peu plus vite. On était donc en 2009. L’année d’après, on a fait un autre court-métrage à côté et, en 2011, Robert Boner a arrêté la production, puisqu’il est devenu chef de la Fondation romande pour le cinéma et a donc dû cesser ses activités de producteur. Il nous a alors présenté à Rita Productions à Genève, qui a repris le projet. Aux alentours de 2012, c’est avec ces nouveaux producteurs que l’on est allés à Lyon pour le Cartoon Movie, qui est une réunion annuelle pour les chaînes de télé, les producteurs et toutes les personnes qui investissent dans l’animation en Europe. Quarante projets sont sélectionnés pour y être pitchés. On a donc présenté notre film pilote, on a eu un gros buzz et, à partir de ce moment-là, on a trouvé assez rapidement les partenaires et les financements pour démarrer. Et on a pu se lancer pour de bon environ huit mois plus tard. C’est également Rita Productions qui, en 2012, m’a présenté Céline Sciamma et m’a proposé de travailler avec elle sur le scénario. A l’époque, elle venait de faire Tomboy. Elle ne connaissait pas le livre de Gilles Paris et n’avait pas encore entendu parler de notre projet. Elle a donc lu le bouquin, vu le film pilote et l’état du scénario qu’on avait déjà fait, et elle a tout de suite dit oui. C’était très chouette de travailler avec elle, on a eu une belle complicité. On a travaillé à peu près trois mois sur la réécriture du scénario, ç’a été assez rapide. Céline a réduit le nombre d’intrigues parallèles et simplifié le parcours de chaque personnage et l’histoire générale du film. Elle a aussi réinjecté des choses qui venaient du livre, dont on s’était un peu plus éloignés. Fin 2012, on a enregistré les voix à Lausanne avec Marie-Eve Hildbrand, qui est aussi réalisatrice mais a beaucoup l’habitude de travailler avec les enfants. C’est donc elle qui a fait le casting et la direction d’acteurs. On a presque fait un vrai tournage, pour obtenir des voix assez réalistes : on a fait jouer tous les enfants en même temps et en situation. Puis, en 2013, on a commencé à fabriquer les décors à Lyon et les marionnettes près de Genève. Entre 2014 et 2015, on a tourné dix mois à Lyon sur quinze plateaux. [L’équipe était composée de 50 personnes, dont 10 animateurs filmant chacun 4 secondes par jour.] Enfin, il a fallu encore huit mois de post-production pour assembler tout ça.


© Rita Productions
Ce qui nous amène donc à aujourd’hui : le film est sorti et a rencontré un joli succès (doux euphémisme). Avez-vous déjà des chiffres précis sur l’accueil du film, sur le nombre d’entrées ?

Je sais qu’après trois semaines en Suisse romande on était à 60'000 entrées [90'000 entrées en date du 12 décembre], ce qui est énorme. On était devant Trolls, j’hallucine complètement ! C’est assez génial. En Suisse romande, les médias ont beaucoup suivi le projet et accompagné la sortie du film. Et je pense qu’il y a eu une sorte de fierté d’avoir un film qui a été à Cannes et qui fait parler de lui ; il y a donc un cercle vertueux qui s’est engagé en Suisse romande, dont je suis très content. En France, il a fait à peu près 400'000 entrées sur les trois premières semaines, ce qui est aussi assez incroyable. Un peu moins que par chez nous, évidemment, puisqu’en France il y a eu beaucoup plus d’autres sorties en parallèle et le film a donc eu moins de copies. Mais c’est également un très bon départ. Actuellement, il y a aussi des scolaires qui sont en train de se mettre en place, et le distributeur pense pouvoir le maintenir jusqu’à Noël dans les cinémas Art et Essai et peut-être refaire un peu de chiffres à Noël. Et d’après lui, on devrait dépasser les 500'000, voire 600'000, en fin d’année.

Vous mentionniez Cannes, mais le film a également fait parler de lui dans d’autres festivals, notamment à Zurich, Annecy ou encore Angoulême, dans lesquels il a été primé. Quelles ont été selon vous les principales étapes dans la carrière du film et son succès ? Y a-t-il eu un élément véritablement décisif ?

Je pense que la présentation à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes et l’accueil incroyable qu’on a eu ont clairement déclenché tout le reste. Ensuite, ça a un peu fait boule de neige : on a pu aller à Angoulême, qui annonce en quelque sorte les films qui vont marcher à la rentrée. On y a gagné un prix, ce qui fait que les médias français se sont aussi beaucoup intéressé au film. Pour la France, Annecy reste un festival d’animation ; les médias en parlent un peu, mais ce n’est pas vraiment un « festival de cinéma ». Alors qu’en Suisse, le fait d’être primé à Annecy a aussi créé un gros buzz dans les médias. Tout ça s’est donc accumulé. Mais je pense que la présence à Cannes, en tant que film d’animation jeune public, c’était quand même quelque chose d’incroyable. Non seulement d’avoir été sélectionné, mais surtout d’obtenir un tel accueil. Merci Edouard Waintrop ! (rires)

A ce propos, en règle générale, le rayonnement d’un film suisse n’est jamais facile, d’autant plus s’il s’agit d’un film d’animation. Comment expliquez-vous l’énorme succès de Ma vie de Courgette ?

C’est difficile d’analyser ça moi-même ! (rires) Mais je pense qu’au départ il y a quelque chose d’assez touchant, dans l’histoire de ces orphelins, qui dépasse le film pour enfants. On a justement pris ce livre, qui est à la base un livre pour adultes, et on a essayé de l’ouvrir aux enfants. Après, quand on a le nez dedans, tout ça reste très théorique… C’est comme si on écrit une partition, ensuite on joue la musique et on voit si ça marche ou pas auprès du public. Mais je crois qu’il y a dans les voix quelque chose de très fort également. Et dans l’histoire elle-même, il y a un mélodrame qui ramène à notre propre enfance, à ce qu’on a tous pu voir autour de nous, des gens qui traversent des difficultés, qui s’entraident. Finalement, par les temps qui courent, c’est un beau message, et peut-être que c’est aussi un peu ça qui porte le film. Après, il y a également l’univers graphique qui est particulier et peut susciter l’intérêt. Sans oublier la technique du stop-motion : c’est tout de suite quelque chose d’assez magique, qui change de ce que l’on a l’habitude de voir. C’est sans doute aussi cette originalité-là qui amène les gens.


© Rita Productions
D’ailleurs, comme pour vos courts-métrages Banquise ou Sainte-Barbe, le film traite évidemment de thématiques assez dures et les aborde plutôt frontalement, mais il reste au final lumineux et surtout abordable pour les enfants. Je pense que le fait que tout passe par le regard des enfants et soit au final plus suggéré que réellement montré aide en cela, mais est-ce que la forme joue aussi ? Est-ce que l’animation, et en l’occurrence la méthode de stop-motion, permet de traiter ça différemment ?

Oui, je pense que le film serait un peu plus kitsch avec des vrais enfants. Ou alors il faudrait une mise en scène que je ne saurais pas faire… Effectivement, la marionnette ajoute une certaine poésie et permet de faire passer des choses qui pourraient certaines fois être un peu trop mélodramatiques et trop lourdes. J’ai fait un peu plus attention au public enfant que sur les courts-métrages, qui visaient essentiellement un public de festivaliers, de gens qui aiment l’animation. On parlait de la thématique de l’enfance, mais on faisait des films tout public sans s’adresser spécifiquement aux enfants. Là, j’ai pris le problème à l’envers et j’ai essayé de m’adresser spécifiquement aux enfants sans fermer le film aux adultes. Il y a effectivement des thèmes abordés frontalement, mais à part l’accident du début qui est mis en scène, pour le reste ce sont plutôt les enfants qui parlent de ce qu’ils ont vécu, de leurs difficultés, sans qu’on le voie ou que ce soit trop choquant. Oui, tout passe plutôt à travers leur commentaire, leur regard.

Dans vos inspirations, vous avez cité régulièrement Les Quatre Cents Coups ou Bambi dans lesquels on retrouve des histoires d’orphelins ou ces thématiques liées à l’enfance. Plus généralement, avez-vous d’autres références, notamment dans l’animation et les productions en stop-motion ?

Oui, il y a surtout Rémi sans famille, un téléfilm en trois parties de Jacques Ertaud qui m’avait beaucoup marqué enfant. Il m’avait fait pleurer, rire et donné envie de me battre avec l’enfant qui traversait toutes ces péripéties ; et en faisant Courgette, c’est un peu ce sentiment-là que j’ai voulu redonner aux enfants d’aujourd’hui. J’avais ça en tête : finalement, pour un enfant, avoir peur et pleurer pour un personnage, ce n’est pas quelque chose dont on doit le soustraire. Je pense que ce sont des expériences positives. Même au cinéma, c’est bien, ça lui apprend les sentiments, ça lui fait vivre des choses. Pour le film en général, c’était ma principale influence. Sinon, en animation, il y a L’Etrange Noël de Monsieur Jack et les films de Tim Burton qui m’ont beaucoup impressionné. Je pense qu’on a un univers assez proche de ce qu’il fait, même si c’est plus coloré. Et puis, il y a encore Jiří Trnka, un animateur tchèque qui faisait des films assez engagés dans les années 60, avec des marionnettes en bois qui avaient de très grosses têtes avec de grands yeux. Je pense d’ailleurs que Tim Burton doit également s’être inspiré de lui, ça doit être un peu le pivot entre nos travaux respectifs. J’ai eu la chance de voir une exposition des marionnettes de Trnka à Prague il y a quatre ans, soit au moment où on commençait à dessiner les personnages. Ça m’a donc influencé.


© Rita Productions
Et du côté des noms les plus connus du stop-motion, par exemple les studios Aardman ?

Oui, il y a surtout une série d’Aardman qui s’appelle Creatures Comfort. Ce qui est intéressant, c’est que la forme est en fait assez documentaire : ils ont enregistré des témoignages d’immigrés qui parlent de leur pays, notamment un gars qui vient du Brésil et explique que là-bas il y a du soleil, que les gens sont plus sympas mais qu’il n’y a malheureusement pas de travail et qu’ici il est au moins nourri, logé, etc. Et ils ont pris toutes ces interviews et les transposées dans un zoo : on a par exemple un lion un peu déprimé sur un arbre tout desséché, qui s’ennuie de chez lui. Ils ont fait ça avec pas mal d’interviews, et c’était une façon de parler de l’immigration avec une touche d’humour, c’était assez intéressant. Pour le coup, le film pilote a été en quelque sorte le croisement entre ça et l’interview de Jean-Pierre Léaud qui est en supplément dans le DVD des Quatre Cents Coups. C’est un peu dans un mélange de ces deux idées que l’on a fait ce faux casting de Courgette et ensuite le film lui-même, puisqu’il y a quand même ce décalage entre l’univers graphique et le côté assez documenté de l’histoire. Et il y a encore deux cinéastes d’animation que j’adore et qui m’inspirent beaucoup, ce sont Jean-Luc Gréco et Catherine Buffat, qui ont fait une dizaine de courts-métrages mais ne sont pas très connus. Ils ont fait du stop-motion mais aussi du dessin, et ils expérimentent beaucoup aux niveaux visuel et narratif. C’est drôle, un peu absurde, et très brut. Sans oublier, évidemment, Cédric Louis, avec qui on a développé tous ces courts-métrages, avec un univers dont Ma vie de Courgette est un peu le prolongement.

Vous revenez de Los Angeles, où vous assuriez la promotion du film et prépariez le terrain pour les Oscars…

Oui, c’est un travail très particulier, que je découvre.

En gros, en quoi cela consiste ?

D’abord, on a déjà la chance d’avoir été choisis pour représenter la Suisse dans la catégorie Meilleur film en langue étrangère. Et notre distributeur américain, qui va sortir le film en février, nous a aussi inscrit dans la catégorie Meilleur long-métrage d’animation. Du coup, il fait maintenant une petite sortie en français aux USA pour pouvoir être qualifié, puis il fera en février une sortie plus large en anglais, même si ça restera sans doute « art-house ». Pour les Oscars, une fois que les films sont inscrits, il s’agit d’avoir une chance d’être qualifié dans la short-list puis dans les nominés. Il y a 84 inscrits dans les films étrangers et 24 dans les films d’animation. Les gens de l’Académie sont toujours plus nombreux, avec une trentaine de personnes qui s’ajoute chaque année, et c’est très large, je crois qu’il y a 4’000 membres. Et avant que ces membres votent sur les films sélectionnés, il y a des comités de 40 à 80 personnes qui sont créés pour chaque catégorie. Ces gens sont alors invités à voir les films, à manger, boire un cocktail, tout le monde est endimanché, on fait des questions-réponses, etc. C’est un peu du travail de vendeur de porte-à-porte. En l’espace d’un mois et demi, ces gens vont voir tous les films de la catégorie. Tout le jeu, c’est donc d’arriver à en avoir un ou deux, qu’ils aiment le film, qu’ils en parlent aux autres, qu’on puisse faire d’autres projections après. Là, on a fait une quinzaine de projections, avec deux ou trois personnes au début, puis une dizaine, puis toujours plus. Et on a également trois publicistes qui travaillent là-dessus presque à plein temps, pour essayer de faire venir les gens aux projections et les convaincre de voter pour nous. C’est un drôle de truc, très loin de ce que j’aime faire. Mais je pense que, vu que je le fais pour la première fois, il y a aussi un côté découverte, assez intéressant. Après, je ne suis pas sûr que j’aimerais forcément le refaire.


© Rita Productions
Et jusqu’à présent, quel a été l’accueil du film là-bas ?

Pour l’instant, il est très bon, mais je pense que c’est le cas pour tous les films qui concourent. Les gens qui viennent aux projections sont des personnes souvent âgées, tout endimanchées, très sympa et très cinéphiles. Je pense que ça se passe bien avec tous les films, et après ils vont en choisir cinq, c’est donc très difficile de savoir jusqu’où on a une chance. Mais en tout cas, l’accueil est très bon. Ils sont très intéressés à savoir quel est le public en Europe, si les enfants viennent vraiment voir le film et comment ça va être fait pour les Etats-Unis. On a justement pas mal de discussions avec le distributeur, qui me suggère de couper quelques dialogues parce qu’on risque d’être classés pour 13 ans, ce dont je n’ai pas très envie… Il faut voir si on veut s’autocensurer un peu pour ouvrir le film au public ou rester très « art-house ». Mais finalement, pour ces gens-là, ce n’est pas ça qui importe pour l’instant, c’est plutôt qu’ils apprécient le film et qu’ils en parlent. Et on verra bien.

En-dehors des Oscars, quelle est la suite prévue pour la carrière du film ? Y a-t-il encore d’autres étapes importantes ?

De mon côté, j’aimerais bien me mettre au travail sur un autre film… (rires) Mais dans l’immédiat, la semaine prochaine, on va aller présenter le film au Parlement européen pour le Prix LUX. En décembre, il y a aussi l’European Film Awards, qui est l’équivalent des Oscars. [Le film y a été sacré Meilleur film d’animation cette semaine.] Et en-dehors de ça, il y a encore les Césars et les Quartz, et la sortie en Suisse alémanique en février, où je vais devoir encore suivre un peu le film. Après il y a la sortie en Amérique latine en mars, mais là je crois que je vais un peu lever le pied.

Et quelle est la suite pour vous, en-dehors du film ?

On a donc notre studio Hélium Films où on a développé Courgette mais dans lequel on fait surtout des courts-métrages, et on est actuellement en co-production avec l’ONF et Parmi les lucioles à Lyon, sur un court-métrage de l’illustratrice Albertine, qui co-réalise avec notre chef-op David Toutevoix. Ça s’appelle La femme canon et c’est un dix minutes en stop-motion, que l’on va tourner de janvier à mars à Lausanne. Il y a d’autres projets de courts-métrages qui se mettent en place et moi je m’occupe donc de la production. Et à côté, j’essaie surtout de me concentrer sur un nouveau long que je suis en train d’écrire.

Pouvez-vous déjà nous en dire deux mots ?

En gros, ça parle du changement de civilisation et de la mondialisation, quelque part. C’est un enfant qui se retrouve dans une tribu avec son grand-père qui était encore un nomade dans la forêt, son père qui essaie de gagner un peu d’argent pour le mettre à l’école, et lui qui est un peu entre deux, à se poser des questions. Et il va recueillir un orang-outan dont les parents ont été braconnés. L’histoire va donc tourner là-autour, avec aussi la question de la déforestation. J’ai des personnages, j’ai quelques idées de la dramaturgie, maintenant il faut que travaille dessus.

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