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Rencontre avec Bruno Pellegrino, auteur d’Atlas nègre
Nous vous parlions, dans notre numéro 230, du premier roman fort prometteur de Bruno Pellegrino, Atlas nègre. En bonus web, l’interview de celui-ci réalisée par notre rédacteur.

C’est à la Couronne d’or, dans l’ambiance feutrée d’une fin de soirée dans un café un peu rétro que j’ai fait la rencontre de Bruno Pellegrino. Tous deux en avance au rendez-vous, on ne s’est pas reconnu tout de suite, distants d’une table seulement. Pourtant, j’avais beaucoup entendu parler de lui; ancien rédacteur à L’auditoire, il est notamment actif dans le milieu littéraire romand avec l’AJAR (Association des Jeunes Auteurs Romands). Cependant, malgré toutes ses activités, c’était bien pour parler de son premier roman que l’on s’était donné rendez-vous. Nous aurions pu parler de tout et de rien pendant des heures, mais je voulais surtout en savoir plus sur ce roman, Atlas nègre, publié récemment aux éditions Tind. Voici donc le compte rendu de notre rencontre.

Bruno Pellegrino. © Augustin Rebetez

L’auditoire: Dans toute la narration de ton livre, nous sommes confrontés à un «il» anonyme auquel on a très souvent envie de substituer un «je». D’abord parce qu’on est très rapidement pénétré par les sentiments et les attentes du personnage principal, mais aussi parce qu’on a l’impression de repérer à plusieurs reprises les véritables traces d’un carnet de voyage transcrit à la troisième personne. Quelle était donc la part de fiction et de réel dans ton récit?

B. Pellegrino: Alors, effectivement, je me rends compte qu’au final, c’est un récit de voyage, mais à aucun moment en l’écrivant j’ai pensé écrire ce genre de récit. Ce qui m’intéressait justement, c’était de raconter cette histoire entre les deux personnages. Il se trouve que la part de réel, c’est vraiment celle des voyages. J’ai fait celui à Madagascar et en Asie et j’ai pris beaucoup de notes durant ces voyages. Tout ça a fourni un canevas pour mon histoire, en quelque sorte. Le voyage était presque une sorte de prétexte à l’histoire, et au final, c’est vrai que ça donne un récit de voyage.

La forme de ton roman donne une grande place à ce voyage: la narration ne prend jamais place dans le pays d’origine, elle commence avec le départ, se stoppe dès que l’avion revient de Madagascar, et reprend avec le voyage suivant. Tout se passe à l’«étranger». Pourquoi avoir fait ce choix?

C’est vrai que je n’avais pas forcément réalisé ce lien au voyage, même en l’écrivant. Mais ça rejoint aussi la question du «il». En fait, j’avais écrit une première version à la première personne qui traitait seulement du voyage, sans l’histoire entre les deux personnages. C’étaient juste des notes de voyage remises en forme, et donc en «je». Mais après coup, je me suis rendu compte que je ne pouvais pas écrire tout le roman à la première personne, le récit risquait trop de toucher aux liens personnels, au larmoyant, ce que je voulais éviter à tout prix. C’est là que j’ai choisi la troisième personne, ce qui permettait de mettre de la distance entre le personnage principal et moi.

Et donc, y avait-il une intention ou un objectif derrière le prétexte du voyage pour ce roman?

En fait, maintenant je suis rentré de Venise – car j’y étais pour le semestre dernier – mais ça fait dix ans à peu près que tous les ans je pars quelques mois ou une année, puis je reviens de nouveau pour quelques mois. Et en parler dans ce roman, c’était un peu une manière de donner forme à tout ça. Parce que faire tous ces voyages et vivre des choses très fortes, des choses justement que je n’arrivais pas à concevoir entièrement et à faire rentrer dans mon univers, il fallait au bout d’un moment que je le «mette en forme». Et je pense que pour ça, l’écriture a toujours aidé à mettre un peu d’ordre. Il y a un peu cette idée-là à la fin du livre: quand tu arrives à la fin d’un voyage, il te reste plein de choses et en même temps presque rien par rapport à ce que tu as vécu. Et finalement, qu’est-ce que tu en fais? Quand tu rentres chez toi, tu fais quoi? Ok, tu te reprends une collocation à Lausanne et tu recommences ta vie comme avant, mais il est aussi question de se dire: est-ce qu’il va me rester quelque chose de tout ce que j’ai vécu?

Au-delà du voyage, il y a aussi les villes traversées qui prennent une place prépondérante dans ton roman. D’abord des villes inquiétantes et dangereuses, puis, lorsque le personnage essaie de se les approprier, elles nous apparaissent incompréhensibles et tentaculaires, s’étalent comme des labyrinthes, et le personnage – comme nous, lecteurs – n’arrive jamais à les comprendre et les à appréhender complètement. Cela contraste aussi particulièrement avec Lausanne ou Polliez-Pittet, ton village d’origine, qui ne représentent pas les mêmes sensations. Alors que symbolisent ces villes pour toi?

Je pense que c’est l’idée que, même à Lausanne, je ne comprends jamais rien. J’ai toujours l’impression que tout me dépasse, mais c’est d’autant plus flagrant à l’étranger qu’à Lausanne, que je maîtrise un peu mieux. Moscou ou Tokyo c’est tout à coup un endroit où, pour moi en tout cas, j’ai eu l’impression de devoir totalement lâcher prise, car ce sont des espaces, des espèces de dimensions face auxquelles je n’étais pas de taille. Et je n’ai jamais voyagé en me disant que j’allais pouvoir apporter quoi que ce soit à qui que ce soit. Au contraire, je voulais voyager pour essayer de toucher ce «truc» qu’on n’arrive pas à comprendre, bien que je ne pense pas que ça m’ait aidé à mieux comprendre quoi que ce soit. On peut seulement essayer d’aplanir cet inconnu, de simplifier les choses. Mais dans le roman, j’ai même renforcé le coté complexe et incompréhensible de ces villes parce que ça m’avait vraiment frappé sur le moment. Pour Moscou par exemple, il y a ce côté un peu trompeur. Contrairement à Madagascar ou à Tokyo, qui sont des villes lointaines géographiquement et complètement en-dehors de l’Europe, Moscou est quand même une ville européenne, et elle en a l’aspect, ce qui peut la rendre vaguement familière, mais en réalité ça ne marche absolument pas. C’est du familier qui a viré au monstrueux, dans le sens de l’énorme.

Pour en revenir au roman en général, tu nous laisses plusieurs pistes pour expliquer le titre de ton livre, notamment avec le poème de Senghor au début de la première partie avec son «trait nègre» qui parcourt le monde, mais surtout par le poème malgache que tu cites en deuxième partie. Finalement, que représente cet «Atlas nègre» dans ce voyage et cette relation entre les deux personnages?

Le titre est un des premiers éléments du roman que j’ai eu, mais à aucun moment j’ai pensé que ce serait le titre de ce livre, pour être honnête. C’est seulement lorsque j’étais à Madagascar que je suis tombé justement sur ce poème d’un poète malgache assez connu, mais dont je n’arrive jamais à prononcer le nom, et qui parlait de ce «vitrier nègre qui est robuste comme atlas». Ces deux-trois vers ont pas mal tourné dans ma tête, et puis finalement, un des premiers titres était Le Vitrier nègre. Ensuite, c’est devenu «Atlas nègre», parce que ça incluait aussi l’idée de l’atlas, du parcours géographique, et c’est vraiment les villes et les pays qui structurent le livre, d’où le mot «atlas». Mais au final, c’est aussi resté cette sorte d’hommage à ce poème-là qui m’a un peu donné l’impulsion pour écrire ce roman. Et aussi, j’avais l’impression, surtout au début, quand je devais me lancer pour écrire la première partie, de devoir toujours revenir à ce poème qui sur le fond n’a rien à voir avec ce livre, mais qui en a vraiment accompagné toute l’écriture. A la fin, j’avais les épreuves du livre, et j’en suis tout de suite venu à me dire: «Voilà, c’est ça le titre». Mais je ne le pensais pas forcément au début, c’était plutôt un titre de travail. Et donc, vu que ce poème était à la base du projet, ça donne une espèce de fil continu, ça a infusé dans tout le travail. Et la citation de Senghor, je l’ai découverte plus tard, mais je trouvais que ça faisait sens de la mettre ici, au début. Parce que j’ai bien conscience que c’est un mot dangereux, et d’ailleurs, c’est un peu thématisé dans le livre. Et Senghor en avait parlé, de la négritude et de l’héritage de ce mot. J’ai alors trouvé intéressant de mettre un lien à ce contexte littéraire pour dire que ce n’était pas un mot lancé au vol, mais qu’il avait un sens pour cette histoire.

© Editions Tind

Est-ce que tu avais des objectifs particuliers ou des attentes par rapport à ce premier roman?

Non, pas vraiment. En fait, c’est un livre qui m’est un peu tombé dessus, dans le sens où, moi, j’avais simplement pris des notes de voyages. Mais en 2011, un an avant le voyage à Madagascar, j’avais gagné le Prix du jeune écrivain avec une nouvelle, L’idiot du village, qui a été publiée dans un recueil à Paris. Alors, l’année suivante, quand je suis rentré de Madagascar, j’ai reçu un mail des gens de Tind, mon éditeur donc, mais qui n’était pas encore une maison d’édition à ce moment-là. C’était un mail pour me dire qu’ils voulaient lancer une revue de typographie, de bande dessinée, etc. Et au milieu de tout ça, ils voulaient un chapitre dédié à la littérature et ils souhaitaient travailler avec un jeune auteur qui leur fournirait des textes. J’ai accepté et c’est comme ça que je me suis retrouvé à donner des «feuilletons», comme un roman-feuilleton. Les trois premiers chapitres du livre ont paru dans une première version, dans la revue Tind en 2014. Donc les numéros un, deux et trois sont chacun un chapitre de mon livre. Au début de l’année 2015, ils m’ont dit qu’ils avaient envie de faire un livre avec l’ensemble de l’histoire, avec les trois derniers chapitres, inédits. Donc ce n’est pas un livre que j’aurais écrit dans mon coin pour ensuite le soumettre à un éditeur. Le travail s’est vraiment fait d’emblée avec eux, et dès le début, ils avaient été clair en me disant que si la revue fonctionnait et que s’ils avaient les moyens, ils essayeraient de faire un livre. Donc c’est non seulement mon premier livre, mais aussi le premier livre de leur maison d’édition, ce qui est assez particulier, et ça me plaisait aussi de me dire que c’était mon premier livre et pour eux aussi d’une certaine manière. Depuis, ils en ont ressorti trois, mais surtout des livres de graphisme et de typographie. Donc c’était vraiment dans des circonstances un peu particulières que s’est fait ce premier livre, alors que par ailleurs, je travaille sur d’autres projets, mais ce projet-là s’est fait en coopération du début à la fin.

Et donc c’est par le biais de Tind que tu es rentré en contact avec Yoann Kim, pour réaliser les illustrations qui accompagnent ton roman?

En fait, je ne le connais pas, Yoann Kim. Ce sont les éditeurs qui ont choisi, quand ils ont vu que le premier chapitre faisait déjà vingt pages de la revue sur cent, que laisser seulement le texte aurait été trop lourd, alors ils ont décidé de rajouter des illustrations. Puis, au moment de faire le livre, ils voulaient que ce soit dans la lignée de la revue, donc ils ont gardé les illustrations et en ont rajouté de nouvelles, commandées à Yoann Kim, alors que moi je ne l’ai jamais rencontré. C’est donc aussi une situation un peu particulière, où moi je lui envoyais mon texte et lui faisait ces illustrations en fonction de ce que j’avais écrit, sans qu’on ne se rencontre jamais.

Donc, c’est une décision qui émane plutôt de la maison d’édition que de toi, de vouloir placer ces illustrations?

Pour être tout à fait honnête, c’est la décision des éditeurs d’avoir placé ces illustrations. Moi je serais plutôt du genre puriste, à vouloir juste le texte, sans couverture ni illustration. Mais en même temps, du moment que j’ai travaillé avec des gens dont le domaine de compétence est surtout le graphisme, il fallait que je fasse cette concession, qui ne m’a pas coûté grand-chose. Mais si ça n’avait vraiment tenu qu’à moi, il n’y aurait pas eu d’illustration. Au final, pourtant, les dessins coulent bien avec l’histoire.

Tu as parlé du Prix du jeune écrivain que tu as remporté en 2011, mais ce n’est pas le seul. Tu as été lauréat du Prix Latourette en 2007, été publié dans le cadre du PIJA (Prix International des Jeunes Auteurs) en 2008, puis tu signes des critiques littéraires dans la revue Passe-Muraille, et enfin tu obtiens le PJE (Prix du Jeune Ecrivain). Un parcours littéraire impressionnant. Est-ce que ce sont pour toi des échelons qui t’ont mené vers la carrière d’écrivain?

C’est vrai qu’il s’est passé beaucoup de choses dans ce domaine. Mais tout s’est enchainé un peu comme c’est venu. C’est d’abord avec Passe-Muraille que j’ai commencé, en 2005 avec ma rencontre avec Jean-Louis Kuffer. Et puis effectivement, pendant pas mal de temps je donnais des articles, mais pour le coup c’était plutôt des critiques de livres, quoique critique est un grand mot, mais je parlais de littérature en tout cas. Après, le Prix Latourette, ça concernait ma dissertation du gymnase. Mais le PIJA en 2008, c’est vraiment la première fois où ça concernait un texte de création que j’avais envoyé à quelqu’un, et cela a été un bon premier coup de pousse. Et enfin, comme tu l’as dit, le Prix du jeune écrivain a eu beaucoup plus d’influence. C’est banal de dire ça, mais vu que ça a été publié à Paris, cette publication a eu un écho bien plus fort. Alors, ce n’était pas la gloire absolue, mais après ça, j’ai eu plusieurs propositions de textes dans des revues, dont notamment Atlas nègre. En fait, le livre ne découle peut-être pas directement du Prix, mais de ses conséquences.

Tu es aussi un des co-fondateurs de l’AJAR (Association des Jeunes Auteurs Romands). Qu’est-ce que tu peux nous dire sur cette association?

Alors, pour le moment, il s’agit de mon activité principale. On s’est fondé en 2012, ça va faire quatre ans en janvier. On a commencé parce que nous étions des gens qui habitions tous entre Genève et Fribourg, globalement, et on écrivait tous dans notre coin. On se voyait à plusieurs pour faire des soirées cadavre-exquis et vin rouge. Et un jour, Guy Chevalley, lauréat du PJE un an avant moi, qui ne nous connaissait pas, est rentré en contact avec nous et nous a dit : «Ecoutez les gars, on est tous dans la même situation, aucun de nous n’a de livre, donc quasiment aucun poids, aucune existence dans le milieu littéraire, mais si on s’assemble, peut-être qu’on pourra faire quelque chose.» Donc voilà un peu l’idée de base, on s’est tous réunis dans l’association et on s’est mis à faire des lectures publiques et à faire des publications d’objets littéraires. Et effectivement, ça va faire quatre ans et ça prend chaque année un peu plus d’ampleur. L’année dernière, par exemple, on est parti au Québec pour un festival de littérature. C’était sur dossier et le nôtre a été retenu. Cet événement a été un gros projet qui continue de se répercuter maintenant. On était allé présenter une auteure qui s’appelle Esther Montandon, et qu’on va présenter encore à Morges le 12 février dans le cadre d’une lecture de l’AJAR, qui est la suite directe de ce qu’on a présenté au Québec. C’est vraiment ça l’AJAR, on a ce gros projet avec Esther Montandon et à coté aussi plein de différentes activités avec plein de gens. Et moi, tous les jours j’ai quelque chose de l’AJAR ; j’ai une réunion, je dois voir des gens ou envoyer un texte. Et puis, à côté de ça, la plupart d’entre nous a aussi une pratique individuelle et il faut un peu jongler avec les deux.

Alors justement, est-ce que tu as d’autres projets en cours, livres ou textes?

Et bien, Atlas nègre est venu interrompre un autre projet que j’ai depuis bien avant. Pour le coup, ce n’est pas un récit de voyage mais bien un roman, avec une intrigue et tout ce qu’on peut en attendre. Et donc, il existe, il est en partie écrit mais je suis en train de regarder ce que je vais en faire, si je vais le publier ou pas. Et puis, j’ai un autre projet en friche, encore dans les limbes de ma pensée et qui m’occupe assez fort. Donc oui, j’ai toujours des projets personnels.

Pour finir, quel conseil donnerais-tu à un étudiant qui voudrait aussi participer au monde littéraire romand?

Je pense que, du moment que tu écris, ça se fait. Alors bien sûr, il y a les prix, avec le PIJA entre autres, ou le PJE qui est aussi une bonne plateforme, qui permet aussi de sortir du monde romand, mais il n’y a pas que ça. Il y a aussi des petites structures, des journaux et autres. Et puis, c’est vraiment l’AJAR qui m’a appris ça, il ne faut pas rester tout seul dans son coin avec son truc. C’est quand même le meilleur moyen d’avancer que de partager ses écrits. Moi, j’ai mis longtemps à les montrer. On parlait du PIJA, mais j’ai attendu d’avoir 19 ans pour le faire. Avant ce moment, je ne montrais rien à personne. A partir du moment où tu commences à confronter tes textes au regard des autres, même si au début ce n’est pas très agréable, ça t’apprend déjà à désacraliser un peu ce que tu écris, et en plus, ça te met en relation et ça peut te nourrir de discuter de ton écriture avec d’autres gens. Je crois vraiment que le conseil que je pourrais donner, c’est de collectiviser son écriture le plus vite possible. Le mythe du poète dans sa tour d’ivoire, ce n’est plus très actuel, surtout à l’ère internet…

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