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Il fuyait le monde…
Ramuz, Berthollet.

A l’occasion de Programme Commun, Mathieu Bertholet présente Berthollet, son nouveau spectacle autour de la nouvelle éponyme de Ramuz, en une interprétation poético-physique dans le cadre boisé et champêtre de la Grange de Dorigny.

Tout part d’un boucher, Berthollet, qui, ayant perdu sa femme, se jette de désespoir dans la Sarine. Repêché par les villageois, il perd le goût des jours, jusqu’au moment où un pasteur lui fait jurer de rester en vie… Ce texte de Ramuz, ancré dans la terre et les rites ancestraux, écrit avec générosité et raconté avec oralité, selon les mots de Mathieu Bertholet, renferme en lui autant la mort que la libération, autant l’importance des promesses que la morale religieuse, autant le suicide que l’amour.

A la vie effilée, emprisonnée de cet homme dont il est l’homonyme, Mathieu Bertholet redonne un éclat nouveau à travers la force des corps et celle de la voix… Avec la compagnie MuFuThe (Multifunktionstheater), la nouvelle est littéralement incarnée dans ses comédiens qui, tous autant qu’ils sont, la connaissent mot pour mot pour l’avoir « lue, lue, lue et relue » et en avoir discuté entre eux et avec une dramaturge, ceci afin de poser des principes de lecture communs que viendront couronner les interprétations plus personnelles. De plus, ce bagage s’accompagne encore d’une « boîte à mouvements chorégraphiques ». A partir de ces deux points, les acteurs s’accordent chaque soir sur la partie narrative qu’ils prendront en charge et sur leurs gestes, rendant ainsi chaque représentation unique et laissant une belle liberté à la spontanéité, à l’autogestion et à la responsabilisation de l’être-artiste.

Comment remplir une « boîte de gestes chorégraphiques » © Compagnie MuFuThe

Tandis que la lumière découpe les contours des muscles, tandis que les corps évoluent sur un plateau de palettes en plastique éclairé, le silence se fait palpable, entrecoupé par les soupirs des personnages qui emplissent l’espace de leur souffle, qui piochent inlassablement dans le vide et essuient la sueur sur leur front. Dans ces gestes cent fois répétés éclate la nécessité du mouvement pour rester en vie. Pour continuer. Pour ne pas avoir à affronter le monde. Pour oublier ses propres démons… Pour mourir en paix.
Et le corps travaille pour ne pas penser… Mais la voix échappe au bout des dents et l’histoire court parmi les poutres de la Grange, soutenue par un homme et une femme qui se répondent sans se voir.

Et le corps fuyait le monde… Mais la voix l’y rattachait, nous rappelant sans cesse son existence et combien on a eu de la peine à le repêcher. Ainsi le ramène-elle jusqu’à nous du fond de la Sarine pour que nous assistions encore et encore à son inévitable fin.

Il est à noter qu’après Berthollet, Bertholet se reste fidèle en nous offrant Derborence de Ramuz sur le même modèle, qui se veut une continuité de ce spectacle-ci, à voir du 7 au 15 mai 2015 au Théâtre de Vidy.

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