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« X minutes », le projet hybride
Le projet « X minutes » est très particulier : transgressant toutes les frontières entre les disciplines, il est à la fois une pièce de théâtre, une œuvre d’art, une exposition itinérante et une performance. L’auditoire, intrigué, est allé à la rencontre de deux de ses protagonistes : Viviane Pavillon et François Gremaud.


Schick / Gremaud / Pavillon


Le concept

Projet complexe, « X minutes » est difficile à résumer. Le collectif formé par Viviane Pavillon, Martin Schick et François Gremaud a bousculé plusieurs normes du genre dans le processus, en imaginant un certain nombre de règles très strictes : spectacle potentiellement infini, « X minutes » s’allonge de cinq minutes à chaque représentation. Ainsi, 0 minutes a eu lieu à Choisy-le-Roi. « La pièce commençait à 20h et se terminait aussi à 20h. Mais on figurait dans le programme ! Il y a même eu une fête de première », raconte le duo.

Les cinq dernières minutes sont donc montées systématiquement trois jours avant la représentation, dans une structure qui a acheté le spectacle aux enchères. Chaque lieu donne aux trois artistes un objet, que ces derniers auront l’obligation d’utiliser et d’intégrer à leur scénographie dès le début de la représentation. De plus, les minutes montées sur place sont obligatoirement créées dans la langue du pays qui accueille la création – 20 minutes comporte déjà 2 minutes 30 en flamand (car le projet est passé par Bruxelles) et 5 minutes en croate (le collectif ayant fait escale en Croatie).

Des conséquences surprenantes



Outre l’abolition des frontières entres les arts (à lire en p.9 de notre dossier 225), le concept a d’autres conséquences plus ou moins inattendues. « Ce qui est génial, explique Viviane Pavillon, c’est qu’on est toujours dans l’urgence ! ». « Normalement, renchérit François Gremaud, sur les projets de longue haleine on est plus tranquilles, plus posés, ça se rôde. Là finalement on est toujours en émulation, puisqu’on a trois jours pour répéter ce qu’on a déjà créé et pour imaginer la suite ! »

Un exercice pas toujours facile, car devant prendre en compte la langue du pays et l’objet légué par le lieu d’accueil. Avec toujours la légère appréhension qu’il s’agisse d’un être vivant, humain ou animal. « Mais ça fait partie du jeu ! », affirme le duo, qui se dit prêt à embarquer quelqu’un en tournée le cas échéant. « Si c’est une chèvre, ce sera juste difficile pour le transport en avion… » L’accumulation des objets rend par ailleurs la tournée de plus en plus encombrante, et la scénographie de plus en plus complexe. Quant à la contrainte de la langue, elle les oblige à lier des relations sur place, pour trouver quelqu’un capable de leur apprendre quelques rudiments de langage, ou un semblant d’accent.

Autre dimension : le temps. « Au début de la pièce, on dit nos âges. Si le projet marche et qu’on le joue encore dans quelques années, on dira toujours l’âge qu’on avait lors de la création, alors qu’on aura vieilli avec le spectacle », sourit Viviane. Un décalage temporel volontaire : « Le but, c’est qu’on vive entre les deux. En tant que personnes et en tant qu’artistes », reprend François. Car chaque membre du collectif continue ses projets de son côté. Si un spectacle évolue de toute façon avec les années, celui-là se rallonge et s’enrichit à chaque représentation.

Des œuvres d’art uniques

Conséquence de son rapport au temps particulier, chaque spectacle est unique. « On a rajouté cette règle a posteriori, explique Viviane. Désormais, on ne jouera plus qu’une seule fois chaque étape. » Vidy, qui accueille 20 minutes dans le cadre de Programme Commun sera donc le dernier endroit à avoir droit à trois représentations. Ensuite, chaque œuvre sera unique, en plus d’être la propriété exclusive du lieu qui l’a acquise puisque le collectif s’interdit toute reprise de l’une ou l’autre étape.

De plus, si un projet de captation vidéo a bel et bien été imaginé dans un premier temps, il fut vite abandonné. « Ça n’avait pas pu se faire en Croatie, alors que le lieu était exceptionnel, en plein air et avec un décor impossible à reproduire », justifie Viviane. Chaque représentation reste donc unique et sans traces.





La suite


Après Vidy, le collectif s’envolera pour Helsinki avant de revenir à Berne, puis à Bordeaux et à Paris. Officiellement déficitaire jusqu’à une heure et demie, la pièce deviendra rentable une fois dépassée la barrière des 90 minutes.

Affaire à suivre…




Retrouvez notre article sur la question de la transdisciplinarité dans le n°225 de L'auditoire

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