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Sans bourses, des études parfois laborieuses
Laura* est une étudiante vaudoise en troisième année à l’Université de Lausanne. En 2012, de subites difficultés financières l’obligent à demander une bourse d’études que le canton accepte de lui verser quelques mois plus tard.

Le processus ayant pris environ trois mois, on lui rembourse alors l’équivalent d’un semestre d’étude que le canton estime à 5000 francs, ce montant devant correspondre à l’ensemble des dépenses de la jeune fille. En attendant le versement, l’aide sociale lui accorde un montant équivalant à 500 francs par mois. Puis, l’année suivante, elle obtient une bourse de 10'000 francs pour l’ensemble de sa deuxième année d’étude. Une situation difficile mais jusque-là gérable, nous dit-elle, grâce à un petit job d’étudiant et le peu d'argent que ses parents pouvaient lui donner.

Plus de bourse
Début d’année universitaire 2014, le verdict tombe : elle n’aura plus droit à une bourse cette fois-ci. « Bien que ma situation familiale se soit un peu améliorée pour qu’on puisse me payer mon abonnement ferroviaire et l’écolage de début de semestre, je devais encore me débrouiller seule pour tout le reste », nous dit-elle. Argument de refus de la part des instances en charges ? La situation financière de ses parents leur permettait de payer les 5800 francs de dépenses par an qu’on avait estimé suffisant à sa situation. « Si le coût d’un an d’étude représentait ce montant, j’aurais pu m’en sortir en continuant de travailler de manière décente avec le soutien de mes parents. Mais le montant estimé n’est de loin pas représentatif ! » Sachant qu’un an plus tôt, le canton estimait le coût d’un seul de ses semestre à 5000 francs, comment expliquer cette différence dans les chiffres ? « Je comprendrais qu’ils décident de diminuer ma bourse. Mais là, ils passent de 10'000 francs à zéro alors que la différence salariale de ma famille n’a pas connu un si grand écart en une année. »


Provenance des ressources selon le mode de logement et l'existence de subsides d'études (2009) @OFS


Au risque de mettre ses études en danger…
La jeune fille n’a alors plus le choix, elle doit subvenir presque seule à la totalité de ses besoins. « En comptant l’écolage, l’abonnement de train, les livres, les factures, la nourriture et mes quelques achats supplémentaires, mes dépenses annuelles dépassent largement le chiffre qu’ils estiment que ma famille et moi-même pouvons payer. Ceci même en me serrant la ceinture. » Pour s’en sortir, Laura a dû augmenter considérablement son temps de travail à côté des études, au risque de mettre en péril ces dernières. « Je travaille parfois jusqu’à 40% par semaine à côté de mes cours », nous précise-t-elle. Par rapport au temps qu’elle peut consacrer à son job suivant les périodes, elle gagne de 600 à 1300 francs par mois. Au vu de la charge de travail universitaire qu’elle doit accomplir durant certaines périodes, la situation est difficilement gérable.

Une situation intolérable
Triste ironie, la bourse lui ayant été refusée, l’aide sociale ne veut plus lui apporter son soutien. En conséquence, Laura a dû faire grimper la franchise de son assurance tellement haut qu’elle ne peut plus se faire soigner en cas de besoin: « je ne peux même plus me permettre d’aller chez le médecin si j’ai un problème, cela me coûterait trop cher. » En janvier dernier, la jeune fille a fait une demande de subside pour ses assurances. « J’avais besoin d’un soutien rapidement mais il a fallu une année pour qu’ils acceptent de m’aider. J’ai reçu la réponse il y a à peine un mois mais, en attendant, il a bien fallu que je continue de payer », nous dit-elle.
En comparaison avec d’autres étudiants dont la situation peut être dite stable, Laura dispose d’environ 400 francs de moins par mois. Cet état de fait suscite chez elle l'incompréhension. Certes, sa situation s’est un peu améliorée mais de loin pas assez pour justifier le retrait de sa bourse. Ainsi, elle se retrouve, à l’heure actuelle, à devoir mettre en danger le bon déroulement de ses études.

*prénom d'emprunt

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