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Les étudiants de Tandem
Premières impressions des étudiants et étudiantes en échange à leur arrivée dans notre doux pays. Par les étudiants et étudiantes du cours Tandem de l’Ecole de français langue étrangère (prof. Myriam Moraz).

Aller à vélo

Je viens du nord; de là où le paysage est aussi plat qu’un disque, de là où le vent souffle sans arrêt et de là où on va toujours à vélo. S’il pleut on met une parka et des pantalons contre la pluie (je sais, ce n’est pas très beau, ni sexy; mais on est habitué à cette tenue en vogue). Si quelqu’un nous vole notre vélo, on en achète directement un nouveau pour qu’on puisse y aller le lendemain. Et si on doit rouler contre un vent trop fort, on prévoit d’avoir besoin de plus de temps. Même si les conditions à Lausanne sont complètement différentes et que je suis toujours en nage, je vais à vélo! Les habitants ne le comprennent pas du tout. Une fois je suis allée de Renens à la piscine de «Mon Repos» (oui je sais, ce sont 5,5km et une dénivellation de 100 mètres). Peu avant l’arrivée j’ai dû stopper au feu rouge. Mes muscles tremblaient, des gouttes de sueur coulaient sur mes joues. Un automobiliste a ouvert sa fenêtre uniquement pour demander: «Vous venez d’où?». Il a éclaté de rire en entendant ma réponse.

(Annika, Allemagne)


Pourquoi est-ce si long aux urgences

Cette année, j'ai été très malade, une fois. Donc j'ai décidé d’aller à l’hôpital. D’abord j’ai parlé avec un infirmier et 4h après (!) j’ai pu voir un médecin.
Chez moi (en Iran) si quelqu’un entre aux urgences, 5 minutes plus tard ou même avant, il peut parler avec un médecin, j’ai donc demandé à une amie qu’elle m'explique.
Pour toute personne arrivant aux urgences, une infirmière évalue son état de santé et détermine le degré d’urgence. Selon le problème, la personne peut être envoyée en salle de consultation ou renvoyée à la salle d’attente. C’est pourquoi une personne âgée qui a mal à la tête attendra davantage qu’un adulte avec une main cassée…

(Haniyeh, Iran)


La Suisse et le Japon, similaire et différent

L’année 2014 est l’année commémorative pour la Suisse et le Japon. Il y a 150 ans, la Suisse et le Japon ont conclu le premier traité entre deux pays et établi des relations diplomatiques. On dit que la Suisse et le Japon sont similaires dans quelques aspects. Tous les deux sont des pays avec beaucoup de montagnes. Ils ont des réseaux de chemin de fer partout dans le pays. Les Suisses et les Japonais sont ponctuels. On peut boire de l’eau directement au robinet.
Mais évidemment il y a aussi beaucoup de différences entre ces deux pays. La chose qui m’a le plus étonné, c’est le problème des langues. Bien sûr, avant de venir en Suisse je savais que quatre langues se parlent en Suisse, mais je ne savais pas exactement comment les gens habitent dans ce petit pays avec quatre langues différentes. Excepté le Romanche, les trois langues officielles sont écrites sur toutes les enseignes, par exemple, la billetterie de la gare, tous les articles de MIGROS, les documents de la commune etc. En fait, il n’y a que les indications en français, en allemand et en italien (mais pas en anglais!) sur les documents de la commune pour obtenir la carte de séjour et j’ai rempli ces documents avec mon dictionnaire, à grand-peine. Peut-être que c’était ma tâche la plus difficile de mon séjour en Suisse. (…)

(Hideaki, Japon)


Relations publiques

Depuis que j’habite en Suisse, j’ai remarqué beaucoup de différences entre la culture ici et à Londres. Bien que les Suisses soient très sympas et assez ouverts, j’ai trouvé les francophones en général un peu stricts si on ne suit pas leurs règles. En Australie et en Anglettere c’est normal de bavarder un peu avec les gens qui travaillent dans le ‘customer service’ et de ne pas recevoir un regard étrange. En outre, c’est normal de boire dans le train/bus. En Suisse, c’est pas exactement comme ça.

Il y a deux semaines, j’ai pris le bus à l’UNIL et en montant, j’ai commencé à bavarder avec le conducteur, mais «avec» n’est pas juste, «à» conviendrait mieux pour décrire ce qui s’est passé, car j’étais seul dans la conversation. Je lui ai demandé «vous passez une bonne journée?» Il a regardé la bouteille de bière dans ma main, m’a lancé un regard noir, et n’a pas répondu. J’étais un peu choqué et j’ai pris ma place dans le bus.

Il y a deux jours, j’ai pris le même bus, et à ma grande surprise, c’était le même conducteur qu’avant. J’ai pensé en moi-même «pourquoi ne pas essayer encore une fois», et je lui ai demandé s’il avait fait beaucoup de choses pendant le weekend… (oui avec un sens de l’ironie). Il n’a pas répondu et je me suis assis. Mes potes et moi avons bavardé beaucoup pendant le trajet (peut-être un peu trop fort) et chacun de nous avait une bière à la main. Tout d’un coup, le conducteur a arrêté le bus et m’a demandé de descendre. Je suis descendu tout de suite, et j’ai fini le reste du trajet à pied. Heureusement, j’avais une bière pour me tenir compagnie.

(Richard, Australie)


Partir à l’heure

Ce qui m’a étonnée, c’est que les Suisses sont même encore plus ponctuels que les Allemands. J’habite dans un foyer catholique qui est dirigé par des sœurs. Un jour, on a fait un petit voyage à Saint-Maurice. On m’a dit que je devais être à huit heures moins le quart dans la cuisine. Finalement, tout le monde était déjà prêt à 7.40 heures et on a frappé à ma porte pour me dire qu’on allait partir. J’ai dû vraiment me dépêcher et tout le monde m’attendait déjà. C’était une expérience pénible pour moi. J’ai compris qu’en Suisse être ponctuel veut même dire être là avant l’heure.

(Anja, Allemagne)


Ouais, Oui, et respirer

Sans doute, on peut marquer qu’il existe beaucoup de différences entre le monde suisse, et le monde de chez moi, des États-Unis. Par ailleurs, on peut remarquer une certaine diversité entre chaque pays francophone. Ayant passé deux mois en France avant d’arriver ici, j’ai eu l’occasion d’écouter beaucoup d’accents français avec leurs diverses particularités régionales. De ce fait je voudrais vous parler de l’usage du mot ouais en Suisse, et des gens qui respirent en même temps qu’ils disent ce mot. C’est-à-dire que, au lieu de s’arrêter, de respirer, et de recommencer une phrase, avec le mot ouais, ils continuent leur phrase sans s’arrêter. Ils continuent de parler en même temps d’aspirer.

Il me semble que c’est une caractéristique très commune dans la région suisse-romande. Tous les jours, j’écoute des locuteurs qui respirent sur le mot oui ou ouais pendant une conversation ou présentation. Ma colloc’ Marie, par exemple, vient de Genève. Presque chaque conversation entre nous deux il y a des instances où elle respire sur le mot ouais. En outre, j’ai trouvé la même pratique au cours de mes conversations avec des professeurs suisses, avec les secrétaires à l’UNIL et avec les employés de l’office des étrangers. Bien qu’en général cela ait l’air d’une coutume plus commune pour les femmes que pour les hommes, je vais vérifier si les hommes font quelque chose de similaire. C’est tellement surprenant! Mais on doit respecter l’accent de la région et les caractéristiques d’une langue étrangère.

(Caleb, USA)



Saluer, faire la bise

Quelque chose que j'ai remarqué en habitant ici, c’est la différence entre la Suisse et mon pays d'origine (l'Angleterre) en ce qui concerne les salutations. La plupart de gens savent qu'en Europe, c'est tout à fait normal de faire des bisous sur la joue pour saluer quelqu'un, et qu'en Suisse la norme est de faire trois bisous. Pour moi, personnellement, je trouve cela un peu bizarre et je ne me sens pas vraiment à l'aise de faire la bise à quelqu'un que je ne connais pas - c'est trop familier. Normalement, chez moi, on fait des bisous seulement quand on connait bien la personne. Alors c'est un peu étrange, mais ça marche.

Cependant, je ne savais pas que si je faisais d’autres choses pour saluer les gens, j'apparaissais aussi comme trop amicale. Au début du semestre, je suis allée dans une boîte de nuit au Flon avec d’autres étudiants en mobilité et tout en achetant des boissons au bar, j'ai vu un Suisse qui étudiait avec moi dans un cours d’allemand. Il m'a fait signe et je lui ai fait la bise. Il avait l'air surpris et je lui ai demandé si tout allait bien. Il m'a dit qu'il était un peu étonné parce que pour lui, embrasser quelqu'un c'est très intime, seulement avec les gens que vous connaissez bien.

C'était gênant, car ensuite j’ai senti que je devais expliquer les niveaux différents de l'amitié et de l'intimité en Angleterre, mais on a tous deux appris quelque chose de nos différentes cultures.

(Ju-Hyun, Angleterre)

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