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Politique / Société
Après la pluie (de buts)… la sécheresse
Dernière semaine du Mondial, dernière occasion pour la presse helvétique et d’ailleurs de nous inonder de sujets footballistiques. Suite à la défaite historique du pays organisateur, l’heure est au bilan pour le Brésil.

Depuis le 13 juin dernier, difficile d’y échapper: le foot est partout. Alors que la planète a les yeux rivés sur l’Amérique latine, lors de cette Coupe du monde, le Brésil aura déjà connu plus d’une déroute. Depuis bien avant le début de la manifestation, les critiques n’ont cessé de pleuvoir sur la manière dont celle-ci est organisée. La quantité d’articles, de reportages, d’information diffusés par les médias est impressionnante et aura fait couler énormément d’encre. Au cours de ce Mondial sont apparues de nouvelles thématiques pour nourrir le débat et il aura permis aux sociologues du sport et autres spécialistes de se faire entendre, proposant un regard nouveau sur la question. D’autre part, les commentaires se diversifient et nombre de journalistes s’interrogent sur des phénomènes socio-politiques bien plus complexes que la simple rencontre sportive.
Alors quand la nation jaune et verte s’incline en demi-finale d’une telle façon, c’est le coup de grâce, juste ce qu’il manquait aux analystes les plus pessimistes pour arrêter un jugement sans appel.


«Le Monde» montre le Brésil dans la tempête. ©Jorge Silva/Reuters


Rue89.fr parle de «nouveau drame national», évoquant la mission ratée d’une sélection qui devait «gagner la Coupe du monde et rien d’autre». Il revient aussi sur la défaite de 1950, qui ressurgit fatalement.
La bataille sémantique fait rage parmi les médias et les termes utilisés sont tous plus forts les uns que les autres pour qualifier la soudaineté du «choc» qu’ont subi les Brésiliens. Il s’agit bien là d’une défaite que personne n’attendait, comme si la Seleçao était invincible. C’est peut-être donc ce qui pousse L’Express à parler de «funérailles», «d’humiliation» et de «naufrage». Jusqu’où pousser l’exagération? L’événement est bel et bien historique, mais fait rire jaune la plupart des commentateurs étrangers, inquiets quant aux répercussions de cette débâcle sur le futur du pays plus fragile que jamais à l’heure actuelle.

Beaucoup de quotidiens reviennent d’abord sur le match de mardi soir de façon technique, pour tenter de comprendre comment le sort a basculé en six minutes pour les grands favoris du tournoi. La faute de Neymar, les parieurs fous, la responsabilité de Scolari, tout y passe. Puis vient ensuite le rapprochement entre football et politique. Car si cette Coupe du monde a quelque chose de différent, il semble bien que ce soit sur ce point. La force des nationalismes, le besoin de s’identifier, la puissance mobilisatrice du sport ont été invoqués durant ces derniers mois de façon souvent abusive et déroutante. Ou quand une victoire pourrait résoudre tous les problèmes d’un pays en crise…
Les grands journaux allemands, de leur côté restent discrets sur cet aspect. Revenant froidement sur le match en lui-même, on trouve peu de commentaires sur le site internet de die Welt ou die Frankfurter Allgemeiner Zeitung. Diplomatie allemande ou concentration extrême avant la grande finale?
«Inconnue politique après la débâcle», titre Le Temps, qui s’interroge comme la plupart de ses concurrents sur le relèvement du pays après ce résultat catastrophique. Les élections présidentielles à venir en octobre ou les protestations dans les favelas face à une situation économique précaire subiront-elles à leur tour les foudres du 7-1?
Si les causes du mécontentement populaire sont encore sujettes à discussion, les perspectives futures au Brésil sont tout aussi complexes à déterminer. Le raisonnement circulaire menace et constitue un risque très néfaste pour qui confond sport et économie politique. Dilma Rousseff craint pour sa réélection, elle n’aurait cependant rien pu changer sur le terrain…

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