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Politique / Société
Italie : Oui de la Chambre des députés à la nouvelle loi électorale
La nouvelle loi électorale italienne baptisée « Italicum » a été approuvée par la Chambre des députés avec 365 oui, 156 non et 40 abstentions. Une victoire pour le premier ministre Matteo Renzi.

Matteo Renzi peut être fier de sont coup et Berlusconi peut jubiler de plein cœur avec lui. Le leader de centre gauche, qui définit ce succès comme une « révolution impressionnante », et celui de centre droite (déchu du Parlement), dans un climat de « profonde syntonie », ont été les façonneurs de la nouvelle loi électorale approuvée par 365 voix (plus de la moitié des voix contraires) à la Chambre des députés. L’examen de l’Italicum passera à présent sur les bancs du Sénat avec tout son lot de polémiques produites ces derniers jours au sein des partis, notamment sur la question de l’égalité de genre.


A voter en faveur de la loi électorale, sans grande stupeur et à l’exception près, sont les députés du parti démocrate (PD – centre gauche), de Forza Italia (FI – centre-droit) et du nouveau centre droit (NCD). Constituant les 156 voix contraires sont les représentants de Sel (Gauche, écologie et liberté), de la Ligue du Nord (extrême-droite) et bien évidemment le « grillini » du mouvement 5 étoiles. Pour comprendre la façon dont les voix se sont réparties, il ne faudra pas se pencher sur les valeurs et les positions avancées par les différents groupes parlementaires, mais considérer quels partis politiques sont favorisés par la nouvelle loi électorale et quels autres elle est à même d’exclure du pouvoir.

La nouvelle loi électorale
Avec « Italicum » (qui vient remplacer la loi électorale de 2005 nommée  « Porcellum », porcherie) les électeurs n’exprimeront plus leurs préférences par rapport à un candidat mais se prononceront sur des listes restreintes de trois à six représentants nommés pour parti respectif. La nouvelle loi électorale prévoit également un système proportionnel avec prime de majorité. Cette dernière est attribuée au groupe parlementaire ayant obtenu un minimum de 37% des voix, bénéficiant donc de 15% de sièges en plus, avec un maximum de parlementaires fixé à 55%, pour éviter un monopole du pouvoir. Dans le cas où aucune formation n’atteint la majorité il y aura ballotage dont sont exclus les partis en coalition n’ayant pas obtenu 4,5% des votes, 8% si tous seuls et les coalitions n’ayant pas atteint 12%. Les circonscriptions passent à 120 et le candidat ne pourra se présenter que dans un maximum de huit. Le parti démocrate, Forza Italia et le nouveau centre droit refusent pour le moment d’appliquer cette loi au Sénat.

Dessinant un système politique bipolaire, la nouvelle loi électorale exclut de la scène politique certains partis plus faibles et empêche les formations comme le mouvement 5 étoiles de faire opposition et de peser sur les décisions.

Réactions et polémiques
Matteo Renzi signe un énième succès politique et peut se rendre à sa première conférence de presse post – Conseil des ministres qui s’est tenue hier à 16h00 et au cours de laquelle il a été question de l’abaissement des impôts et de la réforme du travail nommée « Jobs Act ». Mais il ne manque pas de tweeter avec la même frénésie d’un supporter de foot : « Merci aux députées et députés. Ils ont démontré que nous pouvons vraiment changer l’Italie. Politique 1 – Défaitisme 0. Ceci est le bon tournant# ».

Un gouvernement au grand complet s’est présenté à la votation, ou presque. Parmi les 13 députés absent des bancs du parti démocrate se trouvent l’ex premier ministre Enrico Letta et Pippo Civati qui s’indigne au sujet de la loi : « Je ne la vote pas car je ne partage pratiquement rien de cette loi ». Parmi les députés de Berlusconi, 5 absents, sans compter la voix contraire de Michela Biancofiore qui s’est écriée dans la salle : « aujourd’hui je me suis vêtue de noir parce-que la Chambre est entrain de célébrer l’enterrement de la démocratie et de la décence ». Gennaro Migliore, député de Sel, nie la prétendue innovation qu’apporte la nouvelle loi en déclarant que « ils l’appellent Italicum mais elle pue de Porcellum ». Plus apocalyptique, le député de la Ligue du Nord Matteo Bragantini affirme que « ce Superporcellum ouvre le chemin vers la dictature ». Le mouvement 5 étoiles s’est agité également en brandissant entre autres des feuilles sur lesquelles étaient imprimées les photos de Berlusconi et Renzi, entre les deux un cœur et un message : « profonde syntonie. Condamnés à l’amour ».

Visant un des principaux problèmes de la nouvelle loi électorale, Giorgia Meloni, députée Fratelli d’Italia (Fdl) déclare que « l’actuel système électoral est une porcherie, il y a encore les listes restreintes, c’est-à-dire un parlement de nommés. L’Italicum ne change pas cette situation. »

Parmi les critiques qui lui sont adressées, il y a surtout l’argument selon lequel la nouvelle loi électorale n’aurait pour autre objectif que d’assurer le poste de premier ministre à Matteo Renzi, de permettre à Berlusconi un retour au pouvoir et d’exclure le mouvement 5 étoiles de l’opposition.

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