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Politique / Société
Parce que certains ne connaissent toujours pas de frontières

(Photo: Bruno Pellegrino)
Selon les organisateurs, ce sont plus de 12'000 personnes qui ont foulé le sol de la place fédérale en ce samedi 1er mars. Rassemblés sous des drapeaux majoritairement rouges, verts et bleus, quelques échantillons des 49,7 % ont crié, dansé et remué leurs banderoles pour que l’on n'oublie pas qu’une partie du peuple continue à croire en une Suisse « ouverte et solidaire ».

Parmi la foule, de nombreux étudiants et étudiantes, vestes et sacs couverts par les autocollants de l’UNES (Union des étudiants de Suisse) : « Pro Erasmus+ et Horizon 2020, Pas sur le dos des étudiant-e-s ! » Des bières circulent sous cape. Dirty Sound Magnet lance le ton en balançant ses premiers accords. L’atmosphère prend des airs de festival. On croise les jeunes partis, et puis leurs grands frères. On rencontre des caméras, des micros ; les médias sont présents et le font remarquer. Les discours se succèdent sur scène. La foule pressée devant le Parlement, au centre des cinq banques encerclant la place fédérale - comme on ne manquera pas de le rappeler - perçoit l’engagement derrière les voix vibrantes des différents intervenants. La place résonne au son des multiples langues nationales.

Et soudain, c’est comme une évidence : on ne peut le nier, la Suisse est multiculturelle ; c’est son essence-même. Un Tessinois s’enflamme sur un ton lyrique. Même si certains ne comprendront pas tout il faut admettre que l’italien est une langue de prédilection pour emporter les foules. Puis ce sont des Suisses allemands qui viennent slammer leur mécontentement sur fond de basse grattée par un jeune homme à bonnet, l’air flegmatique. Daniel de Roulet interroge la foule de la puissance de ses lignes. Céleste Ugochukwu martèle lui aussi, poing levé, des paroles prônant l’ouverture d’esprit, la circulation des savoirs, l’intelligence peut-être, tout simplement. Il termine par un proverbe africain : si le lion ne décide pas de sa vie, les chasseurs décideront pour lui (ou quelque chose comme ça). Puis les slogans retentissent à nouveau : « Bern ist überall ! Kein Mensch ist illegal ! ». On rappelle gentiment que tout n’est pas fini ; on évoque l’initiative Ecopop, nouvelle merde à gérer dans un avenir proche. Ça ne s’arrêtera donc jamais ?


Une superposition intéressante... (Photo: Séverine Chave)
La partie officielle s’achève sur un discours prononcé par le collectif « Droit de rester pour tou-te-s ». La place se vide gentiment, les flyers sont piétinés, des autocollants traînent encore çà et là, quelques drapeaux abandonnés pourriront un court instant avant d’être ramassés par les services de nettoyage ; l’on aperçoit encore deux ou trois ballons rouges dans le ciel, échappés des mains distraites des contestataires. Certains restent encore flâner un moment en face de l’imposant bâtiment abritant un Parlement aujourd’hui en vacances – ben oui, c’est samedi.

Au final nous n’étions peut-être pas 12'000, mais la foule était suffisamment compacte pour recouvrir l’intégralité des dalles fédérales. Certains ont pu douter de l’utilité ou de la pertinence d’organiser une telle manifestation à Berne, face à une problématique provoquée en premier lieu par une décision émanant du peuple. Mais le simple fait de voir tous ces gens rassemblés, âges et milieux sociaux confondus, d’entendre ces langues se mélanger ; le fait de mettre des têtes sur les chiffres et les pourcentages si abstraits dont nous ont arrosés les médias ces dernières semaines ; de sentir la solidarité et la confiance en la possibilité d’une Suisse ouverte; bref, tout cela, ça avait quelque chose de rassurant. C’est la catastrophe, certes ; mais il reste des gens pour s’en rendre compte. Et désormais, ils ont fait connaissance.

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