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Culture
Baboulinet
Fast & Furious, c’est un peu comme les crevettes au sucre glace, on ne devrait pas aimer, mais on a toujours envie d’y goûter, pour être sûr. C’est à s’y méprendre, car le résultat est un pop-corn-movie aseptisé qui pulvérise des records de bêtise.

Le premier Fast and Furious était un pop-corn-movie consommable, le second dépasse les limites de l’idiotie à défaut de vitesse, le dernier est inclassable. Cette histoire de dangereux trafiquants, prétexte à quelques poursuites automobiles, enfile les perles et les clichés avec une désinvolture qu’on souhaiterait parodique mais qui ressemble davantage à un foutage de gueule cynique et carabiné. Ce serait encore faire trop d’honneur à Luc Besson que de comparer la franchise de Fast and Furious et la trilogie Taxi, mais il faut reconnaître que la formule américaine grosses cylindrées plus blagues éculées plus absence de scénario permet amplement d’évoquer son homologue à béret basque.




Il y a quand même des limites. Or le film n'en respecte aucune. La performance tourne tellement à l'art abstrait que plus rien n'a de saveur : ni les morceaux de bravoure surréalistes, ni les moments calmes et insipides. Sauter en voiture d'immeuble en immeuble, faire une course-poursuite en pleine descente de montagne, faire exploser la moitié d'une ville sans qu'une goutte de sang ne soit versée finit par nous faire bouillir. Les personnages de l'histoire ne croient tellement pas à leur propre existence virtuelle qu'un méchant qui n'a qu'à pousser un gentil qui lui tourne le dos, au bord d'un bus éventré qui roule à tombeau ouvert, préfère l'attraper pour le jeter à l'intérieur afin de mieux pouvoir se prendre une branlée.

Dans le registre comédie d’action inoffensive, ce film surprend toutefois par l’acharnement avec lequel les scénaristes se sont efforcés de supprimer de leur histoire, indigne d’un épisode de Magnum, la moindre scène de meurtre, d’amour, d’alcoolisation ou de tabagisme (seul le méchant fume de gros cigares). On en arrive à des situations aberrantes dans le contexte des redoutables cartels de La Havane, et même les courses de voitures, à l’exception de la première, laissent entrevoir le trou béant du divertissement hollywoodien au 21ème siècle. C’est nul, et presque inquiétant.


Mais attention, Vin Diesel est de retour et on ne badine pas avec son chouchou ! Du coup, il veut bien nous faire comprendre qu’avec ce huitième épisode, les choses deviennent vraiment sérieuses. Malgré un dernier trailer qui nous vend surtout un énorme n’importe quoi aussi débile que surexcité (et c’est tant mieux), Vin exige un vrai récit, grave, authentique. Et quoi de mieux pour nous remettre dans le bain de la saga motorisée que des petites poursuites en voiture dans les rues de Cuba ? Vin Diesel s’y tire la bourre pendant 1h30 avec un vilain Cubain barbu, pour une raison qu’on suppose très secondaire, jusqu’à ce qu’un malandrin pimente un peu la scène en balançant une moto en marche dans les roues de ce pauvre baboulinet. Mais Diesel s’en moque et accélère de plus belle, même aux commandes d’un véhicule en flammes. C’est stupide, totalement bourrin, et c’est justement pour ça que c’est indispensable.

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