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Culture
Avant l’œuvre
Qui ne s’est jamais demandé comment l’artiste préparait sa toile ? Qui n’a jamais voulu connaître l’intimité des artistes et de leurs œuvres ? C’est suite à ce type de questions que les Beaux-Arts de Lausanne ont décidé de présenter, jusqu’au 23 avril, des études et des esquisses d’artistes de leur collection. L’artiste à l’œuvre retrace le parcours du simple trait jusqu'au tableau exposé dans les musées.

Le dur labeur de l’art suisse durant les années 1780 à 1950 est présenté dans trois salles, chacune menant vers une étape nouvelle de la création. La première, Portefeuille, présente des dessins qui n’auraient jamais dû voir le jour, comme la recherche graphique pour une publicité d’un bas à varice de Gustave Buchet qui ne sera finalement jamais publiée.


© Tiago Morais. Ernest Biéler, "Étude pour L'Eau mystérieuse", vers 1909


À mi-chemin entre croquis et œuvre d’art se trouve la salle Vers la réalisation. Dans un premier temps, on peut observer comment la peinture de Rome du 18e siècle divise, entre paysagistes et spécialistes des petites figures. Puis, au 19e siècle, la tradition académique exige des études approfondies de modèles vivants sur des compositions au carreau. On peut notamment y admirer L’Eau mystérieuse d’Ernest Biéler. Et enfin, les dessins de Giovanni Giacometti montrent comment le peintre est influencé par Cézanne: le sujet n’est plus essentiel, sa peinture s'intéresse plutôt aux jeux de lumière et aux atmosphères colorées,se contentant de paysages et de portraits de proche.

Dans la dernière partie, le visiteur s’immisce dans la vie privée de l’artiste. Comme dans celle de Théophile-Alexandre Steinlen qui s’entoure principalement de femmes et de chats, ce qui se répercute dans des dessins, où il confronte les formes féminine et animale. Alice Bailey, elle, exprime ses affects pour Werner Reinhart grâce à ses aquarelles codées de poèmes amoureux. À l’asile, Louis Soutter exprime sa solitude et sa détresse sexuelle par des grands dessins qui représentent une danse de l’amour.

En annexe, le Prix du Jury Accrochage Vaud 2016 présente l’artiste lausannois Tarik Hayward. Il prend comme toile deux vitres, qu’il colle tout en laissant un espace entre elles qu’il remplit d’huiles usagées, qui peu à peu se déversent sur le sol, jonché de copeaux, symbole à nouveau des déchets de la société. Mais ces copeaux rappellent aussi la consommation abusive de notre planète. Il critique par son œuvre les déchêts d’une société moderne. Les huiles de restaurants et fast-food de la région montrent comment le fluide essentiel est à la fois rebut de la civilisation. Elles deviennent ainsi tableau.

Cette exposition permet de comprendre la genèse d’une œuvre d’art et d’admirer le travail préparatoire nécessaire à tout artiste pour créer un tableau. L’occasion de découvrir la vie intime et cachée de chaque peintre et de profiter d’une des dernières expositions qu’accueille le palais de Rumine. Et comme toujours, la gratuité est de mise pour tous !

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