X
X
L'auditoire

Téléchargez le dernier numéro de L'auditoire !

auditoire

Archives

time_machine

Remontez dans le temps ! Retrouvez tous les anciens articles de L'auditoire ici.

Rejoignez-nous sur Facebook

Suivez notre actualité au quotidien; retrouvez chaque jour articles, concours et photos!

Facebook
Culture
Vivre, il faut vivre ! – Zorba le Grec aux Terreaux
Des personnages attachants et une mise en scène séduisante, voilà ce qui caractérise Zorba le Grec, pièce mise en scène par Jean Naguel et inspirée de l’œuvre originale de Nikos Kazantzaki.


@Terreaux


Il danse la vie et la joie. Il danse les histoires. « Ceux qui vivent les histoires n’ont pas le temps de les écrire. Et ceux qui les écrivent n’ont pas le temps de les vivre. », affirme-t-il. C’est toute la doctrine zorbaïenne qui est reflétée au travers de ces mots. D’un pas à un autre, d’une danse à une autre, il tourne les pages des différents chapitres de sa propre histoire, celle de sa vie.

Alexis Zorba, homme extravagant et aux pieds bien sur terre, persuade Nikos, un jeune écrivain qui décide de se confronter à la « vraie » vie durant quelques temps, de l’engager comme contremaître. L’irruption rapide de l’excentrique personnage sur la scène surprend, le début est presque un peu trop brusque. Mais très vite le spectateur l’oublie et se laisse emporter par cette douce fable crétoise. Arrivé sur l’île, Nikos et Zorba font la connaissance de plusieurs personnages : Madame Hortense, ancienne actrice sulfureuse qui tient la seule auberge de l’île, Manolakis, un habitant du village, et la Veuve, haïe par la plupart des hommes parce qu’elle refuse perpétuellement toutes leurs avances. L’adaptation du livre d’origine, Alexis Zorba, et réalisée par Jean Naguel, met en scène un panel de personnalités bien différentes qui procurent aux spectateurs un tableau d’émotions ainsi qu’une complète ouverture sur le monde. Mais l’attention centrale est portée sur Nikos et Zorba. De ces deux êtres antithétiques naît une philosophie à première vue brute et légère, mais dont la profondeur frappe très vite. Sous une forme d’innocence jointe à un humour enchantant, le spectateur contemple la vie des personnages, éprouve leurs bonheurs tout comme les malheurs qui les frappent, pour finir par grandir avec eux. On pourrait par moments se demander si certaines paroles ne sont pas un plaidoyer contre la culture. N’empêche-t-elle pas de vivre la « vraie » vie, les « vraies » histoires ? Mais la simplicité embrassée d’une poétique de la sincérité prélude à une véritable remise en question de nos intérêts.

D’autant plus, toute la pièce est accompagnée d’intervalles de musiques tirées du folklore grec, invitant le spectateur au voyage intérieur qui se déroule devant ses yeux. Sa valeur s’inscrit dans une fonction presque méditative qui octroie à la pièce une dimension majestueuse. A ces musiques traditionnelles s’ajoutent des effets sonores qui fournissent une nouvelle spatialité à la scène ; à la fin de la pièce, c’est désormais le village entier et ses alentours que le spectateur, devenu à la fin acteur de l’histoire, peut percevoir.

Zorba le Grec est un véritable petit bijou pour le cœur et l’esprit. Derrière une apparente légèreté se cache une profondeur bien réelle, qui fournit aux spectateurs une véritable leçon de vie.

Téléchargez le dernier numéro de L'auditoire !

auditoire

Archives

time_machine

Remontez dans le temps ! Retrouvez tous les anciens articles de L'auditoire ici.

Rejoignez-nous sur Facebook

Suivez notre actualité au quotidien; retrouvez chaque jour articles, concours et photos!

Facebook

Téléchargez le dernier numéro de L'auditoire !

auditoire

Archives

time_machine

Remontez dans le temps ! Retrouvez tous les anciens articles de L'auditoire ici.

Rejoignez-nous sur Facebook

Suivez notre actualité au quotidien; retrouvez chaque jour articles, concours et photos!

Facebook

Recherchez dans les articles

Agenda

Sélection d'événements choisis par la rédaction, pour ne plus rien manquer dans la région.

auditoire

Abonnez-vous, c'est gratuit!

L'auditoire n'est plus envoyé automatiquement à toute la communauté universitaire.
Si vous souhaitez continuer à recevoir notre douce prose dans vos foyers, il vous suffit de remplir le formulaire ci-dessous.

Et si vous nous aimez vraiment beaucoup, vous pouvez souscrire à un abonnement de soutien.