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Culture
Quand le burlesque tue la poésie – Entropia au 2.21
Proposant de parler de rencontres, de solitudes, du chaos des relations humaines, Entropia annonçait un projet ambitieux et percutant. Le résultat est hélas décevant, la faute à un ton exagérément burlesque et un propos peu accessible.

« L’entropie » : cette notion, qui mesure le degré de désorganisation d’un système, sa capacité à passer de l’ordre au désordre, est à l’origine de la coproduction de la compagnie lausannoise du cinquième quartier et de la compagnie limougeaude Méthylène. En considérant l’homme comme un système entropique à part entière, Entropia proposait de mettre en scène la « façon dont la solitude de l’être humain se heurte à celle de son prochain » et s’annonçait ainsi émouvante et poétique. Malheureusement, la pièce qui est donnée à voir se perd dans un registre bouffon, grossier qui, s’il est comique par moments, rend au final le message de fond assez peu compréhensible.

Face à un décor plutôt simple mettant en scène quelques objets de la vie quotidiennes (chaises, plaques de cuisson, poêles à frire), le spectateur est accueilli par quatre personnages, immobiles: un homme en minijupe et talons aiguilles, une femme en petite robe blanche et lunettes de soleil, un homme en chaise roulante, un autre à la chevelure ébouriffée, visiblement en proie à une coriace gueule de bois. Ce sont ces quatre personnages qui, dans un enchainement décousu de dialogues, monologues et chansons beuglées sur fond de guitare, évoqueront des croyances, des émotions, des situations. Evoquer est le terme approprié, car chaque sujet abordé n’est malheureusement que survolé avant de passer à autre chose, laissant continuellement le spectateur sur sa faim.


@Gilbert Vogt


Les personnages abordent certes de grands thèmes contemporains – la crise environnementale, les théories du complot – mais sans jamais se départir d’un pénible ton ironique, détaché, se refusant ainsi à empoigner réellement le sujet. Si des scènes plus délicates, notamment permises par les jeux et digressions de langage du texte, viennent ponctuer la prestation, la majeure partie de la pièce s’inscrit dans un registre burlesque, grossier, qui est parfois comique, souvent pénible. Les quelques moments décrivant avec sensibilité des ressentis de la vie quotidienne, comme le trouble et le balbutiement qui surviennent avant de dire « je t’aime » ou le désir du « mouvement, bousculement, frottement des gens dans la rue », ne parviennent pas à contrebalancer la désagréable impression que les comédiens se moquent de leur public tout au long de la pièce. Les personnages sont à peine esquissés, ce qui empêche le spectateur de s’identifier aux expériences relatées et ajoute à cette impression générale de désinvolture par rapport aux sujets abordés. Le projet annoncé de mettre en scène le chaos est respecté, mais on peine à comprendre en quoi ces gesticulations chaotiques portent un message pertinent aux spectateurs – si toutefois message il y a…

Mise en scène Sébastien Ribaux / avec Sébastien Ribaux, Alain Mudry, Christian Waldmann et Mali Van Valenberg / au 2 :21 du 8 au 13 novembre

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