X
X
L'auditoire

Téléchargez le dernier numéro de L'auditoire !

auditoire

Archives

time_machine

Remontez dans le temps ! Retrouvez tous les anciens articles de L'auditoire ici.

Rejoignez-nous sur Facebook

Suivez notre actualité au quotidien; retrouvez chaque jour articles, concours et photos!

Facebook
Culture
Road Trip Théâtral, Etape 3 : Théâtre de Beausobre, Morges
Le Système, pièce d’Antoine Rault mise en scène par Didier Long, raconte les gloires et déboires de l’écossais John Law qui, en 1715, introduisit le « papier-monnaie » en France. De l’histoire au théâtre, il n’y a qu’un pas.

John Law, l’abbé, le Régent – sur son pot-de-chambre qui fait aussi office de mappemonde – et le fourbe collecteur d’impôts © Hélène Pambrun

Paris, 1715. Louis XIV est mort, l’Etat est ruiné. Un matin, un aventurier écossais, John Law, se présente chez le Régent, anciennement duc d’Orléans, avec une idée nouvelle pour sauver les finances : un système, basé sur la confiance, qui remplacerait l’or par du papier et des actions. Et cela marche. Du moins, au début. Les spéculations se font plus nombreuses, la maîtresse en chef du Régent et l’abbé de la région complotent, le Régent ne comprend rien, le système périclite et John Law doit s’enfuir. Ce texte à caractère historique demeure très actuel mais n’est pas toujours facile à suivre si l’on ne maîtrise pas les rouages de l’économie. Toutefois, le sujet n’est pas sans intérêt et l’humour, tantôt léger, tantôt décalé, nous entraîne tout au long de cette folle aventure. Nous retiendrons particulièrement le rire niais de la mère allemande du régent qui, après un trait d’esprit compris d’elle seule, ajoute : « Ce n’est pas parce que je suis allemande que je n’ai pas d’humour », ainsi que les remarques sulfureuses de la courtisane.

Et nous n’avons pas encore parlé de l’aspect visuel. Le décor est formé de six panneaux coulissants (six « billets de banque ») disposés de part et d’autre de la scène, représentant des détails de tissus, d’horloges... découpant la scène en trois parties horizontales. Le centre de la scène est souvent occupé par le bureau du Régent ou la coupole de l’église de l’abbé. Profitant de cet espace scénique bien découpé, chaque scène est comme un tableau dans lequel se placent les comédiens. Par leur disposition en triangle, en diagonale ou en symétrie, ils donnent à l’œil un effet d’équilibre et d’harmonie. Enfin, complétant l’ensemble, les costumes à la mode du XVIIIème sont un régal visuel.

Quant aux personnages, l’on trouve une très bonne répartition entre les figures extravagantes de la cour, tels que l’abbé, toujours docte même dans la débauche, la courtisane, très entreprenante, le Régent, ayant un sérieux penchant pour l’alcool et les femmes, et les plus posés, tels que John Law, l’épouse de celui-ci ou le fourbe collecteur d’impôt. En somme, « équilibre » est peut-être le terme qui résume le mieux ce spectacle entre débauches libertines, manigances financières et innovations auxquelles le monde n’était pas encore préparé. John Law demeure un visionnaire qui, par confiance, a voulu mettre cartes sur table ; mais c’est souvent dans les alcôves que se tissent les destins. L’abbé, simple campagnard venu à la Cour, l’a parfaitement compris : il a été nommé archevêque sans avoir guère passé de temps dans les pages de l’Evangile. C’est ainsi que le système fonctionne.

Téléchargez le dernier numéro de L'auditoire !

auditoire

Archives

time_machine

Remontez dans le temps ! Retrouvez tous les anciens articles de L'auditoire ici.

Rejoignez-nous sur Facebook

Suivez notre actualité au quotidien; retrouvez chaque jour articles, concours et photos!

Facebook

Téléchargez le dernier numéro de L'auditoire !

auditoire

Archives

time_machine

Remontez dans le temps ! Retrouvez tous les anciens articles de L'auditoire ici.

Rejoignez-nous sur Facebook

Suivez notre actualité au quotidien; retrouvez chaque jour articles, concours et photos!

Facebook

Recherchez dans les articles

Agenda

Sélection d'événements choisis par la rédaction, pour ne plus rien manquer dans la région.

auditoire

Abonnez-vous, c'est gratuit!

L'auditoire n'est plus envoyé automatiquement à toute la communauté universitaire.
Si vous souhaitez continuer à recevoir notre douce prose dans vos foyers, il vous suffit de remplir le formulaire ci-dessous.

Et si vous nous aimez vraiment beaucoup, vous pouvez souscrire à un abonnement de soutien.