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Culture
De l’or blanc à Milan
« Hé ! Il paraît qu’au pavillon suisse y a d’la bouffe gratos ! » C’est la rumeur qui court dans les allées – interminables et ensoleillées – de l’Expo universelle de Milan. Du café, de l’eau, des pommes et du sel : ce sont en effet les denrées distribuées par les quatre tours de notre pavillon national. Petite balade sur la route du dernier.


Le pavillon suisse (Photo : Séverine Chave)


Le fait que Syngenta et Nestlé soient les dignes ambassadeurs de la Suisse face au monde, qui plus est dans une expo axée sur l’alimentation, a provoqué quelques grincements de dents lors du dévoilement du projet. Jusqu’à éjecter la première et réduire quelque peu le rôle de la seconde, qui perd l’une des quatre tours – celle de l’eau – et troque ses capsules Nespresso contre des sachets Nescafé de soluble – conservant cependant son « exposition scientifique » dédiée à la recherche en matière de nourriture.


L'envers du décor... (Photo : Séverine Chave)
Mais laissons de côté ces quelques conflits d’intérêts qui ne manqueront probablement pas de faire l’objet de prochains articles. Pour l’heure, c’est plutôt le sel qui nous a intéressés : il vient des Alpes et il est produit grâce à de l’énergie hydraulique. Autant dire qu’il véhicule des valeurs plus flatteuses pour le pays que les ambassadeurs susmentionnés. Par conséquent, on en a très peu entendu parler…

« Nourrir la planète, énergie pour la vie »

Il faut dire que le thème de l’expo universelle 2015 est plutôt délicat. Le concept du pavillon suisse est astucieux : quatre tours sont remplies de denrées alimentaires. Au fur et à mesure que les gens se servent, le plancher s’abaisse. Moralité : plus chacun se sert copieusement, moins il en restera pour les suivants. A l’heure actuelle, deux des quatre tours sont encore pleines à 70%, les deux autres à 85%.

Dans l’une d’entre elles, le public peut embarquer des petits cubes de sel, en provenance directe de nos si célèbres montagnes. A cette occasion, Sel des Alpes a organisé un petit voyage de presse en compagnie de son ambassadeur en titre : Philippe Ligron. Le but ? Retracer l’histoire du sel à travers les âges et les nations, en parcourant les différents pavillons de l’exposition. L’auditoire y était, et vous livre quelques étapes clé du périple de l’or blanc.

L’ancêtre du frigo


Le Pavillon Zéro (Photo : Séverine Chave)
Au sein du « Pavillon Zéro », où commence obligatoirement toute visite de l’expo, se trouve une salle remplie d’animaux blancs comme neige. Philippe Ligron explique : « L’intérêt pour le sel est venu avec la domestication des animaux », soit 8'000 ans environ avant Jésus-Christ, au néolithique. En effet, ceux-ci (les animaux, pas Jésus-Christ) en sont friands – vous connaissez peut-être les pierres à sel goulument léchées par nos équidés contemporains. L’histoire raconte d’ailleurs que les salines de Bex auraient été découvertes grâce aux chèvres, qui y broutaient plus fréquemment qu’ailleurs.

De plus, qui dit domestication des animaux dit naissance de l’agriculture. C’est donc l’époque où l’être humain se sédentarise. Conséquence : il commence à vouloir conserver ses aliments. Or, toujours selon Philippe Ligron, « le frigo est né en 1853 », ce qui fait tout de même un paquet de milliers d’années plus tard. Les vertus conservatrices du sel sont donc vite découvertes et exploitées.

La monnaie de l’époque

A la fois complément alimentaire et conservateur des aliments, le sel prend de la valeur et devient, dès le néolithique, à la fois une denrée précieuse et une monnaie d’échange. De grands réseaux se créent alors, parfois sur plus d’un millier de kilomètres. Le sel ne perd pas en importance par la suite et devient, à l’époque gallo-romaine, monopole de l’Etat de Rome. La capitale rétribuait d’ailleurs ses soldats en partie sous forme de ration de sel : le salarium, devenu aujourd’hui « salaire ».

A ce point, notre guide se permet un petit écart vis-à-vis de l’or blanc pour évoquer une autre route, non moins célèbre : celle des épices. Un lien indispensable entre l’Extrême-Orient et l’Occident, qui a longtemps constitué « l’internet de l’époque », c’est-à-dire une importante source de transmission du savoir, nomade et enrichie par les nombreux pays qu’elle traverse.


Le pavillon italien vu depuis le pavillon suisse, avec un petit cube de Sel des Alpes laissé là par hasard... (Photo : Séverine Chave)


Visite éclair

C’est ainsi que notre visite guidée par Philippe Ligron s’est achevée, devant l’imposant pavillon italien tout de blanc vêtu. Livrés à eux-mêmes, les journalistes se sont dispersés pour vivre leur propre expérience de Milano 2015. Karin est partie à la rencontre des racleurs suisses. Funambuline s’est mis en tête de visiter le maximum de pavillons possibles. Nos amis de Sel des Alpes n’ont pas fait long avant de retrouver leur salle de montage.

Quant à moi, retombée en enfance, j’ai arpenté de manière tout à fait arbitraire et sans logique aucune les allées et les recoins de ma toute première Expo universelle. Une plongée dans un monde longtemps fantasmé face aux archives de l’Expo 64, qui d’ailleurs, bien que nationale, partage bien des caractéristiques avec celle de 2015. Reste à savoir si nos compatriotes du siècle passé étaient particulièrement en avance sur leur temps, ou si nous sommes dramatiquement en retard sur le nôtre…

Visite aléatoire en images :


(Cliquez sur l'image)

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