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Culture
Retour à ses racines
En collaboration avec l’Arsenic, Alexandre Doublet et Marie-Aude Guignard ont monté avec une classe de l’établissement scolaire Isabelle-de-Montolieu à Lausanne un projet de médiation autour de l’Andromaque de Racine : I am Racine.

Alexandre Doublet et les jeunes comédiens, tout absorbés par leur projet… - © Pauline Amez-Droz

Prendre conscience de ce que l’on peut produire.
Il s’agissait tout d’abord, selon Marie-Aude Guignard, d’impliquer les jeunes en tant qu’acteurs d’un projet et non comme simples spectateurs tout en leur offrant «une expérience professionnelle dans un cadre professionnel», celui de l’Arsenic. Pour les onze participants, l’objectif n’était pas de monter une pièce racinienne, mais plutôt de «traduire Racine», selon les mots d’Alexandre Doublet, en laissant place à leur ressenti et à ce qu’ils avaient retenu de la lecture des grands monologues; c’était à leur tour de prendre la parole, après Andromaque et Oreste. Ainsi, au terme d’une dizaine d’ateliers, à raison de deux par mois environ, ils nous présentent, en ce 14 février, le résultat de leur travail.

«Où suis-je? Que dois-je encore faire?»
La salle s’assombrit, d’un bleu sombre. Au fond, une ligne de chaises vers lesquelles s’est dirigée une partie des comédiens, tandis qu’une autre prenait place derrière les projecteurs, car, oui, les jeunes géraient également la technique. Le premier entre en scène, s’avance vers un micro côté Jardin et lit sa «traduction» d’un extrait d’Andromaque. Puis il mène ses pas jusqu’au centre, exécute une succession harmonieuse de mouvements, une danse saccadée et gracieuse à la fois. Enfin, juste avant d’achever son voyage, voyage que suivront un par un chacun des acteurs, la dernière étape, à Cour: «Comment te sens-tu maintenant? Quel est ton rêve de bonheur? Quel combat voudrais-tu gagner?» Voilà les questions que posent malicieusement, parfois avec force, ses camarades restés en arrière-scène. S’engage alors comme un ballet d’une beauté intrigante, géométrique, où les relations brutes, sans fard, entre collègues de classe nous touchent étrangement, où les comédiens-techniciens s’entrecroisent, où l’un parle tandis qu’un autre l’éclaire, où les uns font des avions en papier, tandis que les autres défilent, où les uns marchent et les autres regardent…
Trouver la marche, trouver l’arrêt, voilà ce qui intéressait tout particulièrement Alexandre Doublet. C’est ainsi qu’il caractérise les déplacements entre les différents points du plateau comme autant de «rendez-vous» dans le cheminement individuel des jeunes. Et ces «rendez-vous», là où se retrouvent une voix, un corps, une question, ne sont-ils pas comme un écho de notre propre existence? De celle d’Oreste, d’Andromaque, de tous ces jeunes?

«Quel chemin?»
Le résultat s’étant avéré concluant, Alexandre Doublet et Marie-Aude Guignard s’apprêtent à réitérer l’expérience sur le même modèle avec une autre classe et à en présenter l’aboutissement au cours du mois de juin.

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