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Culture
They gather for the feast
Ils sont jeunes, beaux, ils jouent en live, chantent, dansent et portent des leggings : les artistes de la compagnie Broadway ont une nouvelle fois investi le théâtre Barnabé à Servion, cette fois-ci pour replonger l’heureux public dans les années 1980. Entre strass et cuir, la place la plus belle est réservée au rock’n’roll.


© Jean-Pierre Vicario
Après diverses reprises de grands classique, de West Side Story à Chicago en passant par Cabaret ou Jesus Christ Superstar, la compagnie Broadway s’est attelée à composer son propre livret. « On a déjà créé des choses par le passé », précise Céline Rey, directrice des chœurs et co-créatrice du livret de la pièce. « Mais c’était moins dans le synopsis, plutôt du côté musical, en élaborant des fils rouges ou en adaptant des pièces en français. C’est la première fois qu’on imagine vraiment une histoire à ce point. » Comme idée de base : se faire plaisir. Produire un récit qui permette de placer un maximum de gros tubes des années 1980 ; de ceux qui ont été composés avant la naissance de la plupart des musiciens qui les joueront sur scène, mais qui flanqueront des larmes aux yeux de plus d’un spectateur et qui, mine de rien, font tout autant partie de l’enfance des spécimens les plus tardifs de la génération Y.

De la musique qui tabasse et des costumes rigolos

Mais l’idée, c’est aussi de faire quelque chose de drôle : « On a pensé aux années 1980 parce que tout le monde connaît les gros tubes de ces années-là. Et puis c’est tellement débile comme période, avec ces costumes, ces coupes de cheveux… donc on s’est dit que pour faire un spectacle rigolo avec de la musique qui tabasse, c’était la bonne époque. » En février dernier, Céline s’enferme avec Noam Perakis (également directeur artistique et metteur en scène) et Didier Coenegracht. Tous trois s’agiteront sur les planches avec les autres quelques mois plus tard, mais pour l’heure ils se consacrent à la réalisation du livret – c’est-à-dire à la création du scénario. « On avait pas mal de références, des films de rock star, des choses comme ça. C’était assez clair dans notre tête », explique Céline. Un scénario créé presque sur mesure, en fonction des comédiens de la troupe, de leur personnalité et de leurs capacités vocales. Nadir Graa, préposé à la direction musicale, rassemble ensuite cinq musiciens – dont lui-même – pour monter un groupe capable de reprendre à la perfection des morceaux qui, malgré leur côté populaire, restent pour la plupart relativement complexes à interpréter. Surtout en leggins et sous une perruque. Mi-juillet, les répétitions rassemblent enfin les cinq musiciens et les dix comédiens sur le plateau du théâtre Barnabé.



Le résultat de tous ces efforts conjugués, c’est Hôtel California ; une histoire d’amour, de rock et de sauvetage du patrimoine, qui prend place dans le lieu éponyme. C’est surtout le prétexte idéal pour balancer les plus gros succès de Scorpions, Europe, Bon Jovi, Guns N’Roses ou Aerosmith (entre autres), pour imaginer des personnages absurdes et mythiques tels Zack Firesnake – la rock star en académique léopard féru d’orientalisme cheap – ou Franz Karl Weber – le Suisse de service, qui apporte sa dose de balais dans le cul, de mimiques mesquines et de pétage de plombs ultime – et bien sûr pour profiter de toutes les possibilités offertes par la scène du théâtre Barnabé en usant et abusant des trappes, plateaux tournant et autres gadgets jouissifs.

De l’entertainment à Servion

Si le genre remporte un certain succès en Suisse alémanique, il n’en est pas de même de par chez nous ; et la compagnie Broadway est pratiquement la seule dans le coin à réaliser ce genre de création. Trop intellos, les Romands ? « Les Suisses-allemands ont plus la culture anglo-saxonne que nous, explique Céline, du coup ils sont beaucoup plus intéressés par ce genre de spectacle. Tandis qu’en Suisse romande il y a très peu de théâtres musicaux comme Barnabé. Il faut éduquer un peu les théâtreux à s’ouvrir à quelque chose de plus divertissant. On n’ira jamais à Vidy, ce n’est pas du tout notre objectif, mais c’est vrai qu’il y a d’autres salles dans lesquelles on aimerait bien jouer. » Titulaire d’un master en Lettres, Céline précise cependant que le théâtre en tant que tel l’intéresse également : « c’est un autre monde, ce n’est pas vraiment comparable. Ce qu’on fait, c’est quelque chose qui plaît à la majorité, c’est populaire. Et puis certaines comédies musicales, comme Cabaret, apportent également quelque chose de plus réfléchi. » La compagnie a cependant déjà joué dans quelques grandes salles du coin, comme la salle Métropole à Lausanne, l’Octogone à Pully ou le Miles Davis Hall à Montreux. Mais Servion, ça reste leur maison.

Et la suite ?

A court terme, la compagnie cherche à jouer Hôtel California ailleurs. Puis, en décembre, elle participera à la revue de Cuche et Barbezat à Neuchâtel. Et pour la suite : « Des projets, on en a plein la tête, c’est sûr », répond Céline. « Mais pour l’instant c’est un peu tôt. »

Pour l’heure, la pièce se joue encore chez Barnabé jusqu’au 13 septembre. You have to stop for the night…




Infos: ici
Réservations: ou au 021 903 09 03

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