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Culture
Jérusalem Plomb Durci
Jérusalem Plomb Durci est un spectacle du duo musical Winter Family programmé à Vidy dans le cadre du Prologue du nouveau directeur de Vidy Vincent Baudriller pour trois représentations les 3, 4 et 5 juin. Il traite de la manipulation de la population par le gouvernement à Jérusalem visant à glorifier l'Etat en dépit des atrocités qu'il commet.

Drôle de petit spectacle que celui-ci. Courte durée, dispositif très simple, Ruth Rosenthal, seule, dansant et parlant froidement de sa voix grave et tremblante. La pièce ne dit en réalité pas grand-chose : l’énonciation d’anciennes résolutions de l’ONU qui s’inquiète de l’agressivité d’Israël est parfois brouillée par le volume sonore imposant des vidéos projetées à l’arrière-plan, qui témoignent d’ambiances festives et solennelles, issues de diverses commémorations de l’Etat. On ne comprend pas tout. Le texte rassemble des extraits de discours, une brève anecdote d’enfance (on l’aurait voulue plus longue), et quelques descriptions, assez peu en somme. Le blanc du plateau, qui dégage une odeur de plastique assez forte, contribue à la froideur du spectacle. Le visage de la comédienne, israélienne, ne bronche jamais, il demeur neutre, ce qui donne une teinte inquiétante aux danses traditionnelles et pop que son corps effectue ponctuellement.
A la fin des cinquante-cinq minutes, on ne sait trop que penser. On n’a pas ressenti grand-chose, on n’a pas appris grand-chose, on sait à peine se forger un avis sur ce blanc, ce plastique, ces sons qui se mêlent et qu’on ne comprend plus, sur la performance de Ruth Rosenthal. Alors on rentre, on dort, on y repense et on se dit que c’est bien : le non-narratif à la frontière du non-sens, l’incompréhension de ce qu’il faut tirer de la pièce, l’aveuglement par tout ce blanc et l’assourdissement par tous ces sons, cette incompatibilité entre l’horreur des événements cités en voix-off, la joie et l’émotion (feintes ?) des commémorations et la neutralité décontenançante de Ruth Rosenthal : voilà qui résume bien la situation. Et voilà, au final, un projet documentaire accompli, composé de captations et retranscriptions brutes du réel, non exhaustives bien sûr, et dépourvues d’analyses et d’interprétation. Le spectateur se rend compte tout seul de ce qui ne va pas, même si ce petit spectacle de petite envergure n’a qu’un petit impact sur nos esprits.


© WF

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