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Culture
Incidence Chorégraphique – « On retrouve l’esprit de saltimbanque sans perdre l’excellence du travail. »
Il y a quelque temps, Incidence Chorégraphique, un groupe interne au Ballet de l’Opéra national de Paris, présentait une programmation inédite au théâtre de Beausobre de Morges. Petit compte-rendu et rencontre…


Aubane Philbert et Germain Louvet répètent Delibes Suite © Fanny Utiger
Cet unique spectacle a joliment représenté un éventail de ce à quoi ressemble le répertoire de l’Opéra aujourd’hui. Ce sont huit danseurs du corps de ballet et deux Etoiles qui ont brillé sur la scène de Beausobre, dirigés par Bruno Bouché, lui-même sujet de la compagnie (grade le plus haut du corps de ballet, avant celui de premier danseur). Au programme, des extraits de ballets ; de Raymonda, de la Dame aux camélias et du Lac des cygnes. Mais aussi un pas de deux contemporain dansé par les deux Etoiles, Non, rien de rien… Et puis deux œuvres de José Martinez, ancien danseur Etoile de l’Opéra, désormais en charge du ballet de Madrid : Delibes Suite et Mi Favorita.

Cette dernière semble être celle qui a le plus plu au public. La salle déjà enthousiaste après les extraits précédents a ovationné les danseurs au tombé de rideau. Il faut dire qu’il y avait de quoi. Mi Favorita est un fabuleux moment de danse à admirer. Cette pièce d’une trentaine de minutes réunit virtuosité, poésie, humour… Les jeunes danseurs du corps de ballet y ont brillé. Notons que les costumes d’Agnès Letestu, mêlant tutus traditionnels et tutus en plastiques, toujours élégants, y ajoutent un piquant supplémentaire.

Même si Mi Favorita semble avoir été le coup de cœur des spectateurs, on ne peut pas ne rien dire du reste de la programmation. Les différents pas de deux comme le pas de six ont tous été assurés avec panache et émotion. Ce que demande un spectacle de danse somme toute ; mais quel plaisir immense d’avoir des danseurs de l’Opéra qui s’y consacrent à Morges le temps d’un après-midi.

Précisons finalement que ce spectacle de Morges était d’autant plus inédit puisque était présente Agnès Letestu. Elle a tout récemment fait ses adieux officiels à la scène, et se produit donc beaucoup plus exceptionnellement désormais. C’était l’occasion de la voir danser notamment le pas de deux en noir de la Dame aux camélias, de John Neumeier, avec Stéphane Bullion. Un pas de deux gorgé d’émotion dans lequel ils excellent.


Aubane Philbert et Germain Louvet © Fanny Utiger


La veille de la représentation, nous les avons tous deux rencontrés en compagnie de Bruno Bouché, à la suite d'un après-midi de répétitions, le temps de discuter de leurs carrières, de leurs impressions, et bien sûr d’Incidence Chorégraphique.

Agnès Letestu, comment se déroule votre quotidien depuis vos adieux officiels à la scène le 10 octobre dernier ?
Mon quotidien n’a pas vraiment changé puisque j’ai tout de suite enchaîné sur du travail et d’une manière intensive. Juste après mes adieux j’ai fait travailler les solistes pour la Belle au bois dormant, deux couples. Ça c’est très bien passé même si c’était assez intense. En plus de mon propre entretien de danseuse, j’avais donc de grosses journées. Tout ça a duré trois mois et ensuite j’ai recommencé à répéter la Dame aux Camélias que l’on a redansé au Japon avec Stéphane dimanche dernier. Donc je n’ai pas encore bien vu la retraite, je n’ai pas eu le temps de me reposer, de me relâcher ou de m’ennuyer, que ce soit pour faire travailler ou danser, les choses se sont enchaînées de manière relativement fluides. Et j’ai toujours ma loge. J’ai bénéficié du fait qu’il y a eu beaucoup de femmes enceintes à l’Opéra, et comme il y a tout un mic-mac de loges, je suis restée dans la mienne pour l’instant. Mais je vais la déménager à la fin de la saison.

Vous avez réalisé les costumes de Mi Favorita et Delibes Suite, pouvez-vous me raconter l’histoire de cette pièce néoclassique, que vous avez créée avec José Martinez et votre rapport aux costumes ?
Les costumes c’est une passion qui vient de très très loin. J’ai commencé à faire de la danse parce que j’avais vu un ballet à la télévision et je voulais porter les costumes. Je voulais tout, porter les costumes, le rôle, le partenaire, c’était le Lac des Cygnes avec Rudolf Noureev et Margot Fonteyn. C’était vraiment les costumes de scène qui me faisaient rêver, pas les tutus Repetto. La version de Noureev n’est pas très féérique, elle est même assez sombre et j’ai adoré. Après, comme je n’ai pas formulé les choses de manière très claires à l’âge de huit ans, on m’a mise au cours de danse, cela m’a plus, j’ai aimé la discipline. De cours en cours et de fil en aiguille je me suis retrouvée à l’Opéra de Paris, j’y ai fait toutes mes années d’école de danse. Quand je suis rentrée dans le corps de ballet, j’ai fait beaucoup de galas, comme on en fait tous, et j’ai commencé à décorer les costumes de gala, les miens et ceux de José [Martinez, danseur étoile et pendant longtemps partenaire fétiche d’Agnès Letestu] comme on dansait ensemble. Et à chaque fois que l’on partait en tournée je lui disais « Tiens ce serait bien d’avoir un costume comme ça dans un ballet, tu imagines un costume comme ci… » Je faisais quelques croquis. Et un jour il m’a dit qu’il créait sa première chorégraphie et que j’en ferais les costumes. C’était Mi Favorita. C’est comme ça que les choses se sont faites. Et c’est donc un peu José qui m’a poussée, en me lançant le défi de faire des costumes. Ça a commencé avec Mi Favorita puis il y a eu Delibes Suite, Scaramouche, Les Enfants du Paradis… Je pense que j’ai commencé la danse parce que j’ai aimé les costumes, j’ai aimé la danse et je suis revenue aux costumes, par hasard et maintenant je suis sur les deux terrains. J’ai encore des projets en Chine et au Japon, sur des grosses productions, pour le mois de novembre et l’année prochaine, il faudrait que je m’y mette d’ailleurs !


Germain Louvet dans Mi Favorita © Fanny Utiger
Stéphane Bullion, deux de vos partenaires fétiches viennent de prendre leur retraite, comment avez-vous vécu leurs départs ?
Déjà c’est de la tristesse. Pour le public il n’y a que les moments en scène. Alors que le partenariat c’est au jour le jour. C’est bien de s’entendre en scène mais nous on s’entend bien tous les jours en répétitions. Ce sont des choses assez difficiles, de trouver des gens avec qui on est sur la même longueur d’ondes, avec qui on s’accorde. Donc c’est de la tristesse mais aussi un peu de l’inconnu, il me reste quand même quelques années à faire (8 ans, ndlr.), donc est-ce que je vais retrouver tout ça avec d’autres personnes ? Et c’est aussi lié à des ballets. Donc c’est aussi difficile de se dire qu’on va devoir danser ces ballets avec d’autres personnes. Je prends l’exemple de La Dame aux camélias, ça fait depuis 2009 qu’on le danse régulièrement, que l’on construit quelque chose à chaque reprise et que l’on va un peu plus loin. Alors forcément si je devais le redanser avec quelqu’un d’autre je repartirais presque de zéro. Tout est à refaire et c’est aussi triste d’abandonner un processus de travail qu’on aurait envie de pousser encore plus loin. Mais ça fait partie du cycle des danseurs, à un moment on s’arrête pour laisser la place aux autres.

Comment envisagez-vous votre futur après la danse ? Y pensez-vous déjà ?
Il y a des jours où l’on y pense plus que d’autres, quand des jours, les répétitions ne se passent pas très bien. Moi il y a beaucoup de choses qui me plaisent à côté de la danse mais de là à en faire mon métier c’est autre chose. J’ai un peu peur de perdre ce côté plaisir en exerçant un métier. J’aime beaucoup la photo mais de là à en faire mon métier, je ne suis pas sûr, parce que les contraintes ne me plaisent pas vraiment, donc c’est quelque chose que je préférerais garder pour moi. Après peut-être ferai-je complétement autre chose. A 42 ans, on a encore le temps de faire, c’est une deuxième vie. Donc je ne sais pas si ce sera dans la danse. Aujourd’hui d’ailleurs si l’on me demandait je dirais que ce ne serait pas dans la danse, j’ai peut-être envie de tenter des choses totalement différentes mais quoi ? pour l’instant je ne saurais pas trop en parler. Mais il y a d’autres perspectives que la danse.

Bruno Bouché, comment avez-vous formé Incidence chorégraphique ? Comment s’organise cette «subdivision» de l’Opéra ?
Incidence Chorégraphique est vraiment un groupe à l’intérieur de l’Opéra et ça c’est créé par incidence. Donc en quelque sorte du hasard, des choses qui se sont rassemblées les unes aux autres et ont formé ce groupe qui marche de plus en plus comme une compagnie mais vraiment à la base c’était juste un groupe de copains, une occasion de faire un spectacle car ma première prof de danse cherchait un spectacle, m’avait demandé à qui elle pouvait s’adresser. Je lui ai donc dit qu’on lui ferait ce spectacle. Ça c’est donc créé comme ça. J’ai pu créer une association avec ma meilleure amie Carine Niklas qui était elle dans le monde du contemporain et qui nous a très vite orientés vers la création en nous disant qu’il serait intéressant d’en proposer. Il y a Nicolas Paul, qui est un des premiers danseurs à faire partie de l’histoire qui avait déjà ce désir de créer depuis très jeune. Ça c’est créé comme ça, ça a suscité de l’intérêt. José [Martinez] a accepté de présenter ses premières créations, on a donc créé Delibes Suite, Mi Favorita avait été créé un peu avant mais on l’a vite dansé également. Au départ j’étais l’organisateur puis j’ai continué à prendre cette place-là. J’ai su me débrouiller, tout s’est constitué et ça a grandi. Puis j’ai aussi eu des désirs de chorégraphes, d’autres chorégraphes ont collaboré aussi. Stéphane nous a rejoints… Il y avait du désir de danser, de respirer ailleurs par rapport à l’Opéra, mais il y a jamais eu C’est pour ça que j’aime bien ce mot d’Incidence. Mais attention ce n’est pas incidence au sens d’accident; c’est qu’il y a des interactions dont on n’est pas forcément maîtres mais quand les choses doivent se faire elles se mettent ensemble.


Stéphane Bullion et Agnès Letestu dans le second pas de deux de la Dame aux camélias
Comment avez-vous choisi les pièces présentées demain à Morges ?
Avec Thierry Deballe, notre coordinateur artistique, qui a proposé cette programmation au théâtre, en fonction de leurs désirs et du fait que c’était la première fois que l’on venait ici. Ils connaissent bien leur public donc on s’est orientés vers une soirée plutôt classique et néoclassique pour une première fois, pour rester dans l’esthétique et l’image que l’on peut avoir des danseurs de l’Opéra de Paris, donc quand même une présentation d’un travail académique. Avec deux créations de José, qui rentrent aussi dans le projet d’Incidence Chorégraphique.

Vous êtes également chorégraphe, comment aborde-t-on le fait d’être à la fois danseur et chorégraphe ?
Il peut y avoir des pièces que j’ai créées du fait que l’on m’empêchait peut-être d’aborder un certain travail, dont je me sentais proche et que j’ai eu envie de faire par moi-même. Et puis déjà être chorégraphe m’a fait beaucoup progresser en tant que danseur, on cherche sa propre physicalité puisqu’au départ ça passe par soi. Mais même si les choses se complètent, c’est toutefois assez différent.

Vous rentrez tous d’une tournée au Japon, vous dansez ce weekend en Suisse et parcourez la France et le monde avec Incidence chorégraphique, que ressentez vous de spécifique entre les différents publics ?
Agnès Letestu : On ne change pas notre propre comportement par rapport au public.
Bruno Bouché : Je reviens d’Inde et le public n’a rien à voir avec ce que l’on peut imaginer trouver dans une salle de spectacle. Ils parlent, ils regardent un peu ce qu’il se passe de temps en temps, c’est un public déstabilisant. (Comme aussi les premières fois où l’on était en Chine où les gens crachent, répondent même au téléphone ajoute Agnès Letestu.) Cependant j’ai aimé quand d’autres gens du public ont manifesté l’envie de pouvoir suivre, de dire stop.
Stéphane Bullion : Le travail pour nous est le même que l’on danse à Garnier, au Japon ou à Morges, en revanche on doit s’adapter au lieu, à la scène, elles sont toutes différentes. Mais jamais on se sera dans la demi mesure parce qu’on danse à un endroit ou un autre.
A. L. : Mais effectivement en France, on sort plus vite des spectacles. Dimanche dernier, au Japon, il y avait une réception à l’ambassade. Il se trouve que le public japonais a l’habitude de faire signer les programmes, les T-shirts, les chaussons… A la sortie il y a normalement une demi heure à trois quarts d’heure de signatures. Cette fois-ci il y avait cette réunion à l’ambassade. Au moment où on nous a dit d’y aller, de rentrer dans la voiture, les Japonaises ont vu que l’on partait, que l’on nous emmenait presque de force et elles ont hurlé, « Blion Blion, Agnès Agnès ! » et elles en étaient folles. Pour elles ça fait partie du spectacle, elles offrent des cadeaux, elles font signer des autographes, elles viennent avant et restent après.
S. B. : En plus c’était une tournée particulière cette fois parce qu’il y avait Aurélie Dupont [qui prendra sa retraite de danseuse dans une année], Isabelle [Ciaravola, qui vient tout juste de faire ses adieux] et Agnès. C’était à la fois la première fois que La Dame aux camélias était donnée au Japon par l’Opéra, ça faisait suite au DVD qui a été énormément distribué, et c’était les adieux d’Agnès au public japonais. Donc c’était particulier et on peut comprendre leur frustration parce qu’ils voient peu l’Opéra donc ce sont des moments qu’ils attendent. Il y en a même qui font le voyage jusqu’à Paris pour voir des séries de spectacles entières, c’est vraiment un investissement. Alors quand nous on se déplace c’est très important pour eux. Donc quand on nous fait partir à toute vitesse…
A. L. : Alors bien sûr quand elles ne peuvent pas faire signer leurs programmes… Après en France, on sait très bien qu’à Bastille, les gens sont pressés d’aller récupérer leur voiture au parking parce qu’après il y a des embouteillages, donc ils partent très vite. On sait très bien qu’en Russie, dans les pays de l’Est, ils applaudissent des heures et des heures. Quand on va en Amérique du Sud, ils ne se manifestent pas beaucoup pendant le spectacle par contre à la fin ils s’expriment beaucoup.
S. B. : À Cuba c’est presque dans un stade de football. Vraiment, tous les publics sont différents, et après, oui, il y a le public parisien…

Comment envisage-t-on en tant que danseur de danser un extrait de ballet seulement, ce sans vivre l’histoire du début à la fin ? Particulièrement pour le pas de deux en noir de la Dame aux camélias, les émotions se retrouvent-elles identiquement lorsqu’on n’a pas joué toute l’histoire au préalable ?
A. L. : On se met en situation, on essaie de penser à tout ce qui s’est passé avant, à toute l’histoire, c’est un travail de comédien, tout un mécanisme de se mettre en situation. Ce qui est un petit peu plus difficile au niveau du physique c’est que ce pas de deux est au troisième acte donc on y arrive avec une certaine fatigue des deux premiers actes. Là on ne l’a pas donc on est obligé de se mettre en situation, peut-être de se fatiguer un peu, de se chauffer un peu plus. On ne trouve pas exactement le même contexte mais on essaie de retrouver physiquement cet état. Emotionnellement on se met dans le contexte dramatique, on ne peut pas vraiment marquer, on le fait ou on ne le fait pas.
S. B. : Et maintenant comme on l’a beaucoup dansé, il y a vraiment des repères. Pour moi, avec la musique, même si je ne suis pas en situation de danser j’ai les pas de ce pas de deux. Cet extrait de Chopin pour moi c’est la Dame aux camélias, c’est ça et ça ne peut plus être autre chose maintenant. Donc il y a aussi ce repère-là qui aide beaucoup. Il y a une espèce d’instinct au delà du travail et de tout ce qui a été répété, quelque chose qui est inscrit dans notre corps, une mémoire du corps.
A. L. : Mais on ne change pas notre manière de l’interpréter. On part du principe que les gens connaissent l’histoire. Ce n’est peut-être pas très bien de faire comme ça mais c’est le principe des galas, de donner des extraits. Les gens ne connaissent peut-être pas l’histoire de Marguerite Gautier, mais on ne va pas changer notre manière de le danser.
BB : Je tiens à ce que sur les feuilles de salle, soit expliqué le contexte et comment ça arrive dans l’histoire. Même si tout le monde ne prend pas toujours le temps de lire je veux qu’il soit expliqué comment on en arrive là.

Incidence Chorégraphique, qu’est-ce que cela vous apporte ? A-t-on besoin de sortir de l’Opéra de tant à autres ?
S. B. : Je ne souhaite pas échapper à l’Opéra, faire quelque chose ailleurs, c’est juste que c’est un autre univers. Ça fait longtemps maintenant que l’on travaille ensemble avec Bruno et Nicolas [Paul]. Il n’y a pas seulement la danse que l’on fait mais surtout le plaisir de travailler ensemble, de me mettre au service d’Incidence et si je peux apporter une pierre à l’édifice en dansant je suis content de le faire. C’est aussi comme ça, en me disant que peut-être je peux aider un jeune chorégraphe à avancer à ce qu’on lui donne un peu plus de crédit, en me mettant au service de ce qu’il fait et puis dans la démarche de Bruno il y a une forme de fidélité, de revenir souvent vers la même personne et c’est quelque chose qui compte beaucoup pour moi donc ça me fait plaisir de travailler dans ce contexte, avant tout.
A. L. : Ce sont des gens qui se choisissent et qui choisissent de travailler ensemble. Pas qu’habituellement on soit contraint de travailler avec des gens que l’on n’aime pas, mais ce n’est pas forcément des démarches particulières.
B. B. : Comme disait Stéphane, ce n’est pas le même univers, c’est important. L’Opéra de Paris c’est 154 danseurs, on est dans un luxe de travail et j’aime retrouver un petit côté saltimbanque. C’est à dire que les choses se regroupent un peu plus. Alors qu’à l’Opéra quand on travaille un ballet on est essentiellement concentré sur notre danse, on n’a pas tous les paramètres qui rentrent en compte parce qu’il y a tellement de services. On retrouve alors l’esprit de troupe et c’est dans ce sens que j’entends le mot saltimbanque. Sans enlever l’excellence du travail, on travaille avec des gens avec qui on a certaines affinités. J’ai longtemps cru que tous les artistes étaient des êtres humains avec une certaine notion de l’humanité, en fait pas tous. Et j’aime travailler avec des gens qui font attention à ça.

Pensez-vous qu’il soit possible que l’on ait plus souvent la chance de voir des danseurs de l’Opéra en Suisse ? Reviendrez-vous avez Incidence Chorégraphique ?
B. B. : On y travaille, on essaie…

Merci encore aux trois danseurs pour le temps qu’ils nous ont accordé et à Thierry Deballe, le coordinateur artistique d’Incidence Chorégraphique.


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