X
X
L'auditoire

Téléchargez le dernier numéro de L'auditoire !

auditoire

Archives

time_machine

Remontez dans le temps ! Retrouvez tous les anciens articles de L'auditoire ici.

Rejoignez-nous sur Facebook

Suivez notre actualité au quotidien; retrouvez chaque jour articles, concours et photos!

Facebook
Culture
Sounds From Mali : Le Dieu du N’goni au Cully Jazz

©Kathleen Vitor
Un air de voyage et une énergie fort agréable hier soir au Cully Jazz Festival avec Bassekou Kouyaté et N’goniba (son groupe composé de ses fils, ses frères et sa femme Aminata Sacko) qui nous ont fait le plaisir de leur visite ! Le musicien malien, dont la renommée ne fait que grandir à l’international, nous livrait en effet un concert très chaleureux et animé, du genre à laisser le sourire scotché aux lèvres jusqu’à la fin de la soirée. Sourire plus que communicatif puisque les musiciens dégageaient une énergie envoûtante et une joie de vivre très prenante sur scène en nous délivrant des ondes blues sorties de leurs n’goni (sorte de petite guitare à 4 cordes), matinées de pédale wah-wah et de rythmes endiablés, le tout porté par la voix puissante d’Aminata Sacko. On navigue entre divers titres, des compositions de Bassekou Kouyaté mais également de son fils, Mustapha Kouyaté qui a accueilli le public avec un morceau dédié à ses parents « Merci Papa », démontrant lui aussi sa virtuosité au n’goni, avant l’arrivée de son père. Le ton est donné dès le début, il s’agit d’une entreprise familiale et le concert nous montre que l’union fait la force. L’on transite en musique de cette énergie commune jusqu’à l’idée, chère à Bassekou Kouyaté, d’un « Mali Un et indivisible ».


©Kathleen Vitor
Jama ko, « l’entente », un titre fort significatif pour son 3ème album enregistré durant l’éclatement de la crise malienne, porteur d’un message de paix et de réconciliation. Enregistré à Bamako malgré les difficultés et mixé à Montréal, l’album est un petit chef d’œuvre, produit intemporel qui fusionne avec habileté musique traditionnelle malienne et blues rock américain. On y trouve d’ailleurs « Poye 2 », morceau enregistré avec Taj Mahal (dit Daddy Kouyaté), jouissive version « Mississipi style » d’un blues peul. Taj Mahal y scande « jouez bien, jouez encore », encouragement aux musiciens maliens touchés par la crise. On passe également à l’enragé « Ne me fatigue pas », morceau qui témoigne de la colère du musicien dans des moments très difficiles et dans lequel sa femme y répète « Ne me fatigue pas, je ne veux que la paix sur le monde ». On rétablit ensuite la balance avec des morceaux plus festifs, aux rythmes chaloupés et apaisants, reliés à l’identité du pays avec « Wagadou » notamment, morceau vieux de plusieurs centaines d’années. Il n’est pas rare durant le concert que Bassekou Kouyaté s’arrête pour nous dire qu’un morceau est connu depuis le 17ème siècle, marquant clairement son attachement à sa culture et à son pays. Les instruments aussi en sont un signe marquant, les percussionnistes Mahamadou Tounkara (au yabara et au tama) et Moctar Kouyaté (calebasse avec, petite concession, un charley pour certains morceaux) impressionnants dans leur capacité à donner des mélodies, des voix rythmiques qui se suffisent à elles-mêmes. Le n’goni également était tout simplement subjuguant par le mariage entre tradition et modernité que Kouyaté réussit à lui insuffler.


©Kathleen Vitor
La crise est passée, nous dit-il, remerciant la communauté internationale et soulignant que « tout va très bien au Mali, il n’y a plus d’islamistes, il n’y a plus Al-Qaïda » et nous enjoignant à aller visiter le pays. On peine à ne pas être sceptiques, il est vrai, mais on aimerait le croire tellement on se sent convaincus par le concert, propre à nous réconcilier avec la nature humaine et à nous donner l’envie de voyager. En tout cas le pari est réussi et Bassekou Kouyaté est un messager de paix et d’unité plus que convaincant, et la musique, art fédérateur par définition, un vecteur d’humanité bien plus fort que les tensions politiques. Hier soir au Cully Jazz Festival, on n’a pas perdu son temps et on y a même gagné un peu d’espoir !

Téléchargez le dernier numéro de L'auditoire !

auditoire

Archives

time_machine

Remontez dans le temps ! Retrouvez tous les anciens articles de L'auditoire ici.

Rejoignez-nous sur Facebook

Suivez notre actualité au quotidien; retrouvez chaque jour articles, concours et photos!

Facebook

Téléchargez le dernier numéro de L'auditoire !

auditoire

Archives

time_machine

Remontez dans le temps ! Retrouvez tous les anciens articles de L'auditoire ici.

Rejoignez-nous sur Facebook

Suivez notre actualité au quotidien; retrouvez chaque jour articles, concours et photos!

Facebook

Recherchez dans les articles

Agenda

Sélection d'événements choisis par la rédaction, pour ne plus rien manquer dans la région.

auditoire

Abonnez-vous, c'est gratuit!

L'auditoire n'est plus envoyé automatiquement à toute la communauté universitaire.
Si vous souhaitez continuer à recevoir notre douce prose dans vos foyers, il vous suffit de remplir le formulaire ci-dessous.

Et si vous nous aimez vraiment beaucoup, vous pouvez souscrire à un abonnement de soutien.