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Culture
(T)Adam
L’auditoire s’est rendu au festival Antigel une deuxième fois pour assister, que dis-je ?, participer à la prestation acoustique d’Adam Green, ce jeune crooner déluré à la voix pénétrante, aux mélodies enjouées et aux paroles salaces. Le trajet nous vaut du mérite puisqu’il nous a fallu nous rendre dans la petite commune de Genthoz et encore y trouver le centre communal, un bâtiment en bois qui respire le neuf.

« Taking a leak in Switzerland » pourrait bien gagner le concours d’hymne national mis en place par la Confédération, si cette denière a un peu de considération pour le chanteur. Selon les dires de ce dernier.

Adam Green, ancien chanteur et guitariste du groupe antifolk Moldy Peaches, s’était déjà produit dans la « French-speaking part of Switzerland » (contrairement à ses dires) en 2010, aux Docks, à la sortie de son album Minor Love. Ce fut un concert mouvementé : le personnage, aussi fanfaresque que son accompagnement musical, ne peut s’empêcher de sautiller du début à la fin, bousculant ses musiciens, renversant son micro, jetant dans la foule son blouson en cuir après la troisième chanson, et plongeant dans le public une bonne dizaine de fois – sans que jamais sa voix ne tressaille. Epatant.


L’ambiance s’annonçait plus calme à Antigel. On précise un set acoustique dans la programmation. Et quand on arrive, on s’assied. Au bar, pas de tireuse à bière, on vend des canettes à un prix fort éloigné de celui du supermarché. Qu’importe, les boissons sont interdites dans la salle ! Est-ce bien un concert d’Adam Green que l’on va voir ? Certes, ce dernier s’est habitué à de plus douces représentations, lors de sa tournée avec la chanteuse Binki Shapiro, qui co-signe son dernier album, très posé, simple et mélodieux à la fois. Mais celle-ci ne sera pas là. A la place, un certain Tobby, ex-Moldy Peaches lui aussi, qui fait jouer la guitare afin de libérer les bras d’Adam – ceux-ci préférent effectuer des gestes étranges, un peu mécaniques mais mous également, à la frontière entre la danse et une chorégraphie improvisée par un enfant de six ans. Comme si Adam Green, ne sachant pas vraiment danser, et interprétant des chansons qui ne s’y prêtent pas tant que ça, ressentait à la fois le besoin et le plaisir de « meubler » la scène en évitant d’être immobile plus d’une seconde. Ses jambes bougent aussi, il déambule. Heureusement, il renonce à plonger.

Son sourire ne le quitte jamais – sauf quand il grimace exprès, après quoi il sourie. Il parle volontiers avec le public, liste les musées qu’il a vus, confie que la photographie l’emmerde la plupart du temps, qu’il ne connaissait pas le jet d’eau de Genève avant d’y arriver et l’a d’abord interprété comme une sorte de catastrophe naturelle. Un clown, vêtu d’un chapeau de marin et d’une chemise blanche à froufrous. Ça lui va plutôt bien.




Plus intéressant encore : il parle au public pour lui demander quelles chansons nous souhaiterions entendre, après avoir attrapé sa guitare. On lui donne un titre, il vient se pencher au bord de la scène, loin du micro et la guitare débranchée, et il l’interprète de sa belle voix qui porte. Il connaît toutes ses paroles ; une fois seulement, les accords lui manquent et l’amputent dans son intention. Nous aurons droit à deux rappels, il paraît qu’Adam voulait chanter encore. A la fin, il est là pour signer les t-shirts et les CDs.

Malgré tout, la magie retombe vite. Il pleut fort, il n’y a pas de place pour s’asseoir, le bar n’est pas très attrayant, et rien dans les parages – quand on n’habite pas Genève, l’envie de rentrer l’emporte vite. Antigel sera parvenu à me faire venir à Genthoz, pour la première et peut-être la dernière fois de ma vie ; mais il n’aura pas réussi à me convaincre qu’il est facile et agréable de s’y rendre, à l’inverse d’autres communes plus proches, mieux desservies et où le prétexte est plus convaincant (une piscine…). J’espère qu’il en va différemment pour les Genevois.

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