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Mea Culpa - Chronique satirique 236
La chronique satirique du dernier numéro a suscité de vives réactions. Et à juste titre. Petite mise au point.

La satire est un exercice compliqué. User du décalage, de l’ironie, du cynisme, pour critiquer une chose en la vrillant de l’intérieur, trouver le ton juste afin que le message ne soit pas compris de travers. La question du ton dans L’auditoire a déjà plusieurs fois posé problème. On rappellera notamment un fameux Chien Méchant (n° 220) qui en avait outré plus d’un l’ayant pris au premier degré. L’an dernier encore, nous justifiions une couverture parodique et prônions le second degré (édito du n° 229). Si, parfois, des éléments du journal semblent apparemment ambigus à certains, d’une manière générale, nous assumons les angles adoptés et les formes choisies pour traiter des différents sujets abordés dans nos lignes, et les estimons clairs. Excepté le dernier numéro, dans lequel, pour parler franchement, on s’est plantés dans les grandes lignes.

On l’admet, la chronique satirique de la rubrique Société a toujours été un élément délicat. Précisément parce qu’il s’agit d’un exercice compliqué, son élaboration est l’un des aspects demandant le plus de travail dans chaque numéro. Etre suffisamment satirique sans trop en faire, éviter le premier degré trop lourd mais assurer un décalage qui soit compréhensible : l’équilibre juste n’est jamais facile à trouver et demande souvent quelques réécritures. Pour la chronique satirique du dernier numéro, l’idée de l’auteure était de dénoncer le mépris de nombreux étudiants envers les employées de la cafétéria de l’Anthropole et de souligner la difficulté du travail de ces dernières. L’intention de base était donc de leur côté, et la critique orientée contre les étudiants hautains manquant de reconnaissance à leur égard. Le comité de rédaction estimant le premier jet trop premier degré, il a été demandé à la rédactrice en charge de la chronique de modifier le ton, d’y ajouter davantage de cynisme, afin, pensions-nous, de rendre le message plus fort. Le texte a été modifié plusieurs fois et a évolué jusqu’à sa forme actuelle qui, malheureusement, semble s’être perdue entre le premier et le second degré, dans un entre-deux ambigu qui laisse plutôt comprendre l’inverse de ce qui était censé être exprimé.

En effet, plusieurs lecteurs ont au contraire interprété le texte comme une critique à l’égard des caissières de l’Anthropole, associant les termes employés pour les décrire à la pensée de l’auteure elle-même, quand ils devaient illustrer le mépris de certains clients, et donc le dénoncer. Mais le plus important, c’est que les principales intéressées ont pris ce texte comme une critique littérale, et ont donc été blessées. Soit l’exact inverse de l’objectif visé. Si nous insistions sur la complexité de la satire, c’était uniquement pour expliquer notre erreur, et non la justifier. Sans doute avons-nous finalement manqué de recul à force de relectures. Dans tous les cas, publier cette version du texte était une erreur. Il ne ressemble plus à ce que son auteure avait imaginé, et nous nous rendons compte, après coup, hélas, qu’il n’atteint pas son but. Si le message qu’il transmet est l’inverse de ce qui était prévu, et surtout s’il blesse les personnes qu’il devait soutenir, alors c’est un échec. Nous en sommes conscients et le regrettons sincèrement. Il est malheureusement impossible de revenir en arrière et annuler notre erreur, mais nous pouvons au moins tenter de la réparer. Dans le prochain numéro, nous ferons ainsi ce qu’il aurait fallu faire dès le départ : donner la parole aux dames de la cafétéria de l’Anthropole plutôt que de parler à leur place, et leur consacrer un véritable article, clair et détaillé, et non une chronique ambiguë.

Ainsi, nous espérons qu’il n’y aura à l’avenir aucune autre interprétation que celle-ci : Odette, Fatima, Maria, et toute l’équipe de l’Anthropole, on respecte votre travail, vous êtes top et on vous aime. On est désolés que vous ayez compris le contraire, et on tâchera de l’exprimer plus clairement à l’avenir.

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