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Campus
Un chemin long et quelques embûches pour les taxes de l'EPFL
Les réactions se multiplient après l’annonce d’une augmentation des taxes d’études chez nos voisins de l’Ecole polytechnique fédérale. C’est que la gestion de la haute école ne dépend pas uniquement de son directeur. Eclairage.

L’annonce dans la presse dominicale alémanique semblait claire. Le 24 janvier dernier, Patrick Aebischer annonçait dans la Schweiz am Sonntag une augmentation de l'écolage dès 2017.
Mais dans les faits, rien n’est aussi simple. Pour comprendre cette annonce, il faut connaître la manière dont sont dirigées les deux écoles polytechniques fédérales (EPF). Contrairement aux universités suisses, en mains cantonales, ces institutions dépendent des autorités nationales. La Confédération octroie un mandat de prestations ainsi qu’une enveloppe budgétaire à chacune des EPF. Autre acteur important : le Conseil des EPF, qui représente l’organe stratégique de direction et exerce une fonction de coordination entre les établissements. C’est lui qui répartit le budget alloué par la Confédération entre les six institutions qui forment le domaine des EPF.
Ces quelques précisions techniques étant faites, remontons à l’automne dernier. Lors de discussions au Parlement, les députés ont voté des mesures d’économie pour les domaines de la recherche et de la formation à hauteur d'environ 500 millions de francs. Ce qui signifie une réduction du montant alloué aux écoles fédérales. Parallèlement, la nouvelle loi sur les EPF, qui sert de base légale, est en cours de révision. Selon un communiqué du Secrétariat d’Etat à la formation, le projet de révision sera soumis aux Chambres lors de la prochaine session parlementaire au début du mois de mars. Voilà en partie ce qui a mené le président de l'EPFL à relancer le débat.

«Rien n’est encore fait»

Face à ce processus décisionnel complexe, l’EPFL nie toute décision d’augmentation des taxes à ce jour. Sa porte-parole Madeleine von Holzen s’en explique:  «Dans un contexte d’économies, cela n’est qu’une piste étudiée au cours de la réflexion. Plusieurs autres mesures sont possibles, qui concernent les salaires ou les projets de construction par exemple. C’est important qu’il y ait un débat, mais rien n’a été décidé pour l’instant». Le dernier mot reviendra au niveau du Conseil des EPF, toujours selon la responsable de communication. Celle-ci a indiqué ne connaître aucun calendrier précis à ce jour.
Même si on ne sait pas encore où, il faudra bel et bien couper dans le budget pour compenser la diminutions des moyens fédéraux. Une réflexion déjà menée en partie en 2012. «Nous tenterons de trouver un accord socialement supportable pour ne pas limiter l’accès aux études et maintenir la qualité de notre niveau de formation. Il faudra renforcer le système de bourses», ajoute Madeleine von Holzen.

Les milieux politiques n’attendent pas

Dans cette situation d’incertitude, les membres de la Jeunesse socialiste vaudoise (JSV) n’ont pas attendu pour réagir. Ils ont lancé durant la semaine une pétition (ndlr: à ne pas confondre avec une initiative populaire): «Couper l’accès au savoir? Non au doublement des taxes d’études». Cette lette adressée aux présidents de l’EPFL et de la Confédération exige le «maintien du montant des taxes d’études au niveau actuel» et la mise sur pied de mesures pour «protéger les milieux universitaires et de la recherche des coupes budgétaires».
Déjà mobilisé en 2012, le groupe politique entend mener des «actions symboliquement fortes», lors de la rentrée universitaire notamment. C’est sûrement à ce moment que sera envoyée la pétition qui réunit à l’heure où nous écrivons plus de 550 signatures. «Les taxes ne représentent qu’un pourcent du budget de l’EPFL», indique le porte-parole de l’organisation, Romain Pilloud. «Celle-ci doit fixer ses priorités et prendre d’autres mesures pour ne pas pénaliser les étudiants, qui sont le point central d’une haute école. Notamment en ralentissant ses investissements (ndlr: immobiliers).».
Une proposition à laquelle répond la responsable de communication de l’Ecole polytechnique: «Il y a plusieurs sources de financement. Certaines constructions sont en partie financées par de l'argent privé. Il ne faut pas faire de raccourci entre les projets.».

Sur le même sujet, nous vous recommandons un article du quotidien Le Temps paru le 29.01.2016.



La Jeunesse socialiste vaudoise soutient les étudiants avec une pétition. Image : © Jeunesse socialiste vaudoise

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