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Campus
L’innommable « inaudible »
Mercredi 13 mai, les caissettes de L’auditoire présentes sur le campus de Dorigny ont été vidées de leur contenu – reconnaissons que ledit contenu n’a pas été jeté, mais simplement déplacé. A la place : une brochure de douze pages A4, intitulée « L’inaudible » et se revendiquant comme « le journal de ce que l’on ne veut pas voir, ni entendre ». En Une : « L’autre université », soit le titre de notre dernier numéro. Réaction.

L’auditoire est tout sauf parfait, c’est une réalité que l’on ne peut ignorer. Le contact fréquent avec des journalistes professionnels qui viennent systématiquement donner leur critique de chaque numéro, l’encouragement au courrier des lecteurs, les discussions incessantes en séance de comité sur la ligne à donner au journal, sur ce et ceux que l’on accepte ou non, sur nos principes, nos valeurs, ou au contraire leur absence pour faire preuve de l’ouverture la plus totale, font partie de nos tentatives constantes d’amélioration.


Surprise, hier en arrivant à la biblio !
Quel dommage cependant que les critiques venant de l’extérieur soient si mal menées que l’on ne puisse les recevoir sans un léger agacement. Certes, notre n°226 au dossier portant sur « l’autre université », n’était pas irréprochable. Nous avons omis des corps de métier, pas assez insisté sur certaines enquêtes qui auraient mérité d’être plus poussées, délaissé, souvent par manque de temps, quelques aspects qui auraient demandé plus d’attention ; autant d’éléments qui nous ont été reprochés à raison. Un mois après la parution dudit numéro, nous découvrons nos caissettes vidées de leurs journaux, remplacés par des exemplaires de « L’inaudible ». Douze pages (soit un demi-auditoire) non exemptes d’intérêt – certains aspects auraient justement constitué de très bons sujets pour nos propres pages – mais malheureusement décrédibilisées par l’ensemble.

Premièrement par de multiples erreurs, symptomatiques d’une lecture très partielle de notre travail – comment oser une seconde nous accuser de bienveillance envers l’EPFL ? –, et même d’une méconnaissance de l’actualité et de leur propre journal – comment se demander si l’Unil aurait « peur de la détérioration de ses relations avec les Zofingiens » à cause du retrait d'une simple banderole, lorsqu’il est fait mention, deux pages plus loin, du procès ayant opposé cette même université à la tristement célèbre société d’étudiants ?

Deuxièmement par cette unité de ton, qui traverse l’ensemble de la brochure. Un ton haineux, revendicateur, résolument en opposition à quelque chose ; que ce soit L’auditoire, Unisep, l’Université ou même la société dans son ensemble. Pourquoi cette agressivité, transparaissant jusque dans le titre même du journal, en effet « inaudible » (bien que le terme juste eut été illisible, mais comprenons la volonté de détourner maladroitement le nom de L’auditoire) ?

Derrière ces lignes transparaît malheureusement une sorte de complaisance dans la lutte et la revendication. Leurs auteurs se situent résolument dans le domaine de la réaction, peu réfléchie et peu documentée, se contentant de ne connaître que partiellement pour critiquer. Or, la colère et la violence sont rarement à l’origine de quoi que ce soit de positif – et l’acte de vider nos caissettes pour remplacer son contenu par un autre était sans nul doute un acte de violence, et pensé comme tel.

Des sujets non dénués d’intérêt

Dommage, car certains sujets présents dans « L’inaudible » auraient tout à fait eu leur place dans nos pages. Imaginons une seconde que leurs auteurs aient fait le geste – assez peu contraignant, avouons-le – de participer à l’une de nos séances de rédaction hebdomadaires ; séances ouvertes à toutes et à tous, il est bon de le rappeler. La question du personnel d’entretien, « subissant » visiblement l’autorité « de plus en plus autoritaire » d’Unibat, aurait sans nul doute pu constituer un article en pleine page dans notre dernier numéro, enquête, témoignages et photographies à l’appui. Bien sûr, nous aurions probablement demandé à ce que son auteur aille recueillir les arguments d’Unibat également – ce qui n’empêche pas de conserver son esprit critique : cela s’appelle faire du journalisme. De même, l’expérience malheureuse d’un étudiant étranger au service des immatriculations ou la disparition de l’esprit critique dans les rangs de la faculté de biologie auraient également pu faire l’objet de plusieurs papiers si nous en avions eu vent – car nous ne pouvons malheureusement pas tout savoir, et demeurons sans cesse à la recherche de nouvelles informations.

D’autres sujets mentionnés dans « L’inaudible » ont en outre largement été traités dans nos pages, parfois même à travers des dossiers entiers, comme la question des Campus Cards (n°219 p.6) et des dérives sécuritaires (ici ou ), celle du déménagement du campus à la fin des années 1960 (n°223 p.14), les différentes problématiques liées à Géopolis (n°217 p.9, mais ici aussi), et bien sûr le Human Brain Project (n°218 p.21 et n°213 p.16), parmi tous les autres problèmes soulevés par l'EPFL (ici p.16, p.15, et encore ici).

Impardonnable erreur

Mais nous avons commis l’erreur incommensurable de réaliser un papier portant sur Unisep sans les démolir complètement. Et, pour cela, nous voilà catalogués comme étant à la botte de l’Université et ne correspondant plus à l’opinion des étudiants – si toutefois ces quelques pages ont bien été écrites par des étudiants, car rien ne permet de l’affirmer. La dernière page accuse la faculté de biologie de détruire l’esprit critique des étudiants. Mais cette destruction est valable dans les deux sens : critiquer l’Université pour le plaisir de la critiquer, considérer que tout ce qui vient de l’institution – l’Ennemi – est forcément négatif sans chercher à comprendre les causes et les effets, voilà qui décrédibilise le propos, voilà qui est à l’origine du sentiment de complaisance évoqué plus haut, voilà qui tue l’esprit critique que nous défendons pour notre part avec le plus de ferveur mais aussi le plus d’ouverture possible : chacun possédant sa propre subjectivité. Les pages de L’auditoire sont ouvertes à tous les étudiants et reflètent de ce fait, nous ne le répéterons jamais assez, les valeurs et les opinions de ceux qui les remplissent. Si donc ces valeurs ne vous correspondent plus, venez les remplir vous-mêmes. Votre lectorat sera en outre probablement plus vaste…


Découvrez l'intégralité de "L'inaudible"
La violence appelant la violence, il était tentant de répondre à cette agression par le même ton : c’est le travers dans lequel nous sommes tombés la dernière fois – et plus particulièrement moi-même, qui signe ces lignes (cf. L’auditoire n°223 p.11) – lorsqu’il nous était reproché, suivant un protocole plus ou moins semblable, d’avoir invité Etienne Chouard pour une conférence. Mais qui dit violence dit facilité – et stérilité. Notre réponse cette fois-ci était donc plus longue et, je l’espère, mieux argumentée. Je sais bien que quelques traces de mesquinerie, dues à l’agacement mentionné au deuxième paragraphe du présent texte, subsistent ; je n’ai pas l’âme suffisamment chrétienne pour tendre l’autre joue sans balancer quelques petits coups d’orteil au passage. Mais pour prouver notre absence de rancune, nous reproduisons ci-contre l’intégralité de la brochure distribuée dans nos propres caissettes (également disponible ici en PDF), espérant ainsi « relayer la parole des étudiants » dans toute sa richesse et sa complexité.

A visage découvert

C’est ainsi que je clos ce chapitre sur ces quelques pages inaudibles, donc, mais également innommables, semble-t-il, puisque, suivant la tradition, rien n’est signé. Cela devient décidément une constante dans les attaques menées contre L’auditoire – échanges désincarnés, comme si toutes ces voix n’avaient plus de corps pour les porter. Au moins pouvait-on jadis se raccrocher au nom d’un collectif, syndicaliste ou vaguement médiatique. Mais cette maigre satisfaction n’est plus, et nous continuons ainsi à répondre à visage découvert face à vos masques grimaçants.

Si un jour vous retrouvez votre identité, passez donc nous voir au bureau 1190 de l’Anthropole. On a des bières au frais.

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