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Campus
Un bon recteur dans un mauvais débat
18h05, salle 351 de l'Amphimax. Nasrat Latif, rédacteur en chef de La Télé et modérateur du jour, pivote de 45 degrés. Esther n'étant sans doute pas disponible, ou exigeant quelques centaines de francs pour apprendre son texte, on trouva un autre pantin. Le débat était organisé par les associations de faculté du campus.

Il fixe la caméra. La caméra n'est pas là. Tant pis, Latif s'adapte. Le débat au sujet de l'initiative sur les bourses d'études, objet sur lequel le peuple sera amené à voter le 14 juin prochain, peut commencer.

On nous avait promis une discussion qui devait nous concerner. On a assisté à la soirée qu'Infrarouge avait refusé d'organiser. Benoît Gaillard, président du Parti socialiste vaudois, et Mathieu Blanc, vice-président du PLR vaudois, ont gratifié le public d'un débat de politique fédérale. Nulle raison de les blâmer, ils étaient là pour ça. Cristina Gaggini, directrice romande d'economiesuisse, a ajouté son grain de sel ultralibéral à la "réflexion". Une pollution auditive dont on se passerait bien, mais qui est de très bon aloi en 2015.

La moindre des choses aurait été d'inviter autour de la table des étudiants concernés, des membres de l'Union des étudiant-s- de Suisse qui a lancé l'initiative, de faire intervenir des profs, etc. En faire un débat universitaire quoi. Que dalle! Pour comprendre réellement les enjeux de cette votation, L'auditoire vous renvoie par conséquent à son dossier sur les bourses d'études.


Affiche de l'événement


Fort heureusement, notre recteur, Dominique Arlettaz, était présent pour donner à cette discussion son caractère académique. Son argumentation pour soutenir l'initiative de l'UNES, qui reviendrait à harmoniser les critères d'attribution et les montants des bourses entre les cantons, se décline en trois points: assurer de bonnes conditions de travail et, si possible, de réussite aux étudiants; penser les bourses comme un enjeu national influant sur la qualité de la "main d'oeuvre"; réformer un système d'octroi des bourses qui, de l'avis général, est aujourd'hui insuffisant.

Les libéraux présents, à savoir Cristina Gaggini et Mathieu Blanc, ont rapidement avancé les deux arguments permettant régulièrement à la droite helvétique de refuser tout débat de fond: le fédéralisme et les finances publiques. Après avoir martelé qu'ils étaient profondément convaincus par le bien-fondé de l'égalité des chances – à ne pas confondre avec "la réussite pour tous" (sic!), dixit Mathieu Blanc –, ils développèrent. D'après eux, la charge de définir le montant des bourses revient aux cantons, eux qui sont responsables de la distribution des alloc's et qui sont donc plus à même de traiter la question.

Autre problème: où trouver les 500 millions, chiffre pour l'instant très imprécis, qu'exigerait indirectement l'initiative? Dans le public, quelqu'un suggère: – Dans le budget de l'armée! Et Gaggini de bafouiller: – Moi non plus, je ne suis pas folle de l'armée, mais voilà, vous voyez...

Autant dire que ces deux arguments ne tiennent pas la route. Tout d'abord, le fédéralisme a bon dos. Selon Gaillard, quand il s'agit de négocier de grands traités internationaux impliquant directement ou non la Suisse – par exemple TAFTA ou TiSA – la droite libérale se soucie peu de ce sacro-saint principe. Quant aux finances publiques, il rappelle que, selon des chiffres du Forum PME, le manque de personnel qualifié coûte 4.2 milliards de francs par an aux PME suisses. De quoi encourager l'octroi de bourses d'études non?
On pourrait de plus souligner que le différentiel entre les soi-disant 500 millions de l'initiative et le coût du concordat soutenu par la droite est d'environ 100 millions. En somme, 500 millions c'est beaucoup trop, mais 350-400 millions, tout va très bien madame la Marquise. Allez comprendre.

Et le bon mot revient, une fois encore, à ce cher Dominique Arlettaz – quand on a un bon recteur, il faut quand même le souligner; surtout que l'on aurait pu se retrouver avec le même moule à gaufre que l'EPFL. Quoi qu'il en soit, nous adhérons à sa vision des choses. D'après lui, un oui lors de cette votation serait, de fait, un signal fort que nous donnerions aux étudiants de demain: aller le plus loin possible dans leur formation, quelle qu'elle soit.

Avec nous, avec Dominique, avec les étudiants de demain, votez OUI le 14 juin à l'initiative de l'UNES sur les bourses d'études!

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