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Campus
Réponse à Brian Favre

© SUD-EP

Le 11 novembre 2014, L'auditoire publiait sur son site internet une tribune de Brian Favre intitulée «Le plaisir de la lutte». Celle-ci revenait sur l'action d'affichage massif effectuée en réaction à l'application de la directive 5.4 qui, et le journal l'a par ailleurs souligné dans son édition de novembre, limitait la liberté d'expression.
Dubitatifs à la lecture de cette tribune, nous nous sommes d'abord demandés si c'était, comme c'est à la mode, une tentative de tourner une action sérieuse à la dérision, ou alors une tentative de critique, aussi confuse qu'elle fut. Mais il s'agit sûrement des deux à la fois.
Quoiqu'il en soit, les subtilités politiques de l'affaire semblent échapper à l'auteur et c’est pourquoi nous revenons ici sur quelques points essentiels.
Remettons tout d’abord les choses en contexte: lorsque la directive fut appliquée le 8 octobre passé, toutes les affiches des murs de l’Anthropole furent arrachées par le service du bâtiment avec, à sa tête, un Securitas photographiant les lieux, comme s’il s’agissait d’une scène de crime. L'application de cette directive fut donc brutale, mais aussi sans concession: les seules zones d’affichages permises étaient les quelques panneaux qui parsèment de-ci de-là le bâtiment; bien trop peu pour contenir les affiches mensuelles des étudiants. C'était donc un mouvement politique offensif et répressif de la part d'une Direction qui voulait juguler certains discours. La lecture de la Directive suffit à s'en convaincre.
Parler donc d’«absence de champ de bataille» ou de «combat inexistant» au sujet de cette lutte, comme le fait B. Favre, est sans aucun doute manquer cette donnée fondamentale. Il était dès lors primordial de reconquérir le terrain et d’affirmer notre volonté et notre droit de pouvoir afficher librement.
De plus, la liberté d'expression est un des droits les plus importants à défendre car il présuppose tous les autres droits démocratiques; si Mr. Favre parle de «vide idéologique» à l'endroit de cette action, il nous semble qu'il fait bien plutôt montre d'inversion accusatoire (vue la faible analyse politique qu'il fait des événements), que de pertinence dans l'analyse de nos motivations.
Cette action a installé un rapport de force entre le comité unitaire formé à cette occasion et la Direction qui, oui, avait initié un champ de bataille. Et si le statu quo ante a été obtenu lors de la réunion avec la Direction, nul doute qu’il le fut grâce aux actions et prises de position antérieures – mais aussi grâce à cette ultime campagne. Ce n'est en tout cas pas en lisant «on ne dit pas que tout va bien» (Brian dixit) que la Direction aurait reculé... En plus d'écrire cet euphémisme de bienséance, Mr. Favre peut bien ironiser qu'il était «puéril» d'affirmer que l'Université (et donc ses murs) nous appartient. Mais étant donné que la liberté académique repose sur la liberté d'expression, et que nous faisons partie de la communauté académique, c'était bien le coeur de cette lutte démocratique: reconquérir les droits qui nous appartiennent.
Là encore, la dérision stylisée n'est pas un substitut à la faiblesse d'analyse.
Finalement, penser que l’objectif de cette directive était soit de «juguler certains gêneurs», soit une «incompétence [en] rédaction réglementaire» est bien partiel et naïf; il s’agissait bien des deux à la fois mais également, et surtout, une volonté à peine voilée de contrôle de discours critiques à l’encontre de l’Université. En réponse, cette opération a montré l’importance de l'action directe: la détermination de ne pas céder un cm2 des murs, la mobilisation unitaire des personnes concernées, l'action revendicative; tous ces éléments ont contribué à ce que les murs soient de nouveau «à nous» – au grand dam de Brian Favre qui a cru bon de nous faire part, sur un ton plein de pathos, de son allergie à ce «vacarme» et ses effets sur sa «digestion» oculaire. Après l'avoir lu, nous lui retournons le compliment. C'est les joies de la liberté d'expression, camarade!

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